jeudi 9 avril 2015

PERSONNIFICATION...



La personnification est une des figures de style que les collégiens ont à apprendre (ils doivent également identifier la comparaison et la métaphore).

Il y a un usage de la personnification qui m'irrite vraiment, celui de certains astrophysiciens parlant des astres. En particulier, ils usent et abusent de la personnification des trous noirs. Personnellement je trouve ça infantile ; on va me dire que c'est pour faire comprendre ; je trouve ridicule  l'utilisation systématique du procédé.

Quelques exemples pris dans le magazine Science et Vie et dans la prose habituelle de TXT*, des habitués du procédé.

Il existe dans l'espace des bestioles...
Une fois tombées dans les griffes du trou noir...
Comment un trou noir vient il au monde ?
Cadavres d'étoiles
Le trou noir se trahit par sa gloutonnerie
La bouche béante du trou noir
Débusquer les trous noirs stellaires dans leur tanière

La personnification, comme on le voit dans ces exemples consiste à utiliser, lorsqu'on parle de choses, des mots qui conviennent normalement aux personnes. A mes élèves je donne habituellement l'exemple de la chanson de Claude François, Le téléphone pleure, ou le cliché poétique : le ruisseau murmure.
En écrivant ces lignes je me demande si on doit utiliser le terme personnification lorsqu'une chose est assimilée à un animal comme c'est le cas dans plusieurs des exemples donnés ci-dessus ! 

PS : J'aurais dû mettre ce billet sous le mot irritation


* Trinh Xuan Thuan auteur du Dictionnaire amoureux des étoiles



mercredi 8 avril 2015

TETANIE...

Lorsque l'essentiel de ma vie, c'était la photographie... Pour regarder à loisir de grosses sauterelles brunes, j'avais trouvé le truc ; je marchais sur elles, elles sautaient à 10 mètres, je les rattrapais et déclenchais un nouveau saut, ainsi de suite cinq ou six fois ; à un moment elles ne pouvaient plus sauter leurs cuisses tétanisées, à l'horizontale dans le prolongement du corps. Je pouvais les regarder tranquillement, les photographier, le temps qu'elles récupèrent.

CROYANCES ...

Il y a une heure, juste avant le petit-déjeuner, en cherchant un livre dans ma bibliothèque, je suis tombé sur un Que sais-je ? que j'avais oublié : Les croyances collectives (Pascal Sanchez). Je ne me rappelle pas si je l'ai lu ; en tout cas en discutant avec Mona, on s'est demandé ce qu'on apprendrait en lisant ce livre ; c'est une question que je me pose souvent sous une autre forme : dans un livre, parfois épais, qu'est ce qu'il y a à retenir ?

J'ai envie de faire l'expérience et je me dis que dans cet exercice je devrais au préalable faire le point sur ce que je sais ou pense du sujet. (c'est un de mes dadas de penser qu'avant de discuter de quoi que ce soit on devrait au préalable se mettre au clair sur ce qu'on pense ; ça éviterait les discussions vaseuses).
D'abord, est-ce que j'ai des croyances ? Depuis que je suis sorti de la religion, j'ai l'impression que je n'ai plus de croyances. Je ne crois pas aux ovnis, je n'ai pas de croyance politique du genre de "la révolution"; je ne crois pas non plus "au marché régulateur parfait" ; je ne crois pas à l'astrologie, ni à l'homéopathie, ni à la réincarnation, ni aux esprits...

Je pense que les gens sont sincèrement persuadés ; là où on pourrait voir une option que l'on écarte rationnellement, eux ils la croient vraie. Le problème c'est que lorsque les faits démentent la croyance, souvent , ils réordonnent leurs idées pour réaffirmer leur croyance (comme ont fait les membres de la secte américaine qui croyaient à la fin du monde à la fin du XXème siècle.



jeudi 2 avril 2015

CONFERENCES

Je viens de faire une conférence sur l'arbre pour une assemblée de dentistes. J'avais proposé ça à mon implantologue qui vient d’emménager dans ses nouveaux locaux à côté du Parc Bordelais. Des locaux magnifiques ultramodernes tout blancs.

Il a fallu que je revoie en profondeur la conférence que j'avais faite la dernière fois ; comme d'habitude, je suis content d'avoir à la faire et à mesure que le temps avance, je n'arrive pas à me mettre vraiment au travail, je procède par sauts de puce, j'angoisse, je crains de na pas être prêt et l'avant dernier jour , je m'investis plus et ça se débloque.

Pour ce qui est de la conférence, j'ai dû la revoir pour améliorer significativement la logique de présentation.

Ça a été l'occasion de constater à nouveau ce que je vivais dans les dernières années de vie professionnelle : une incroyable difficulté à travailler dans la durée et même , une fois passés les "premiers coups de pioche" une quasi impossibilité à me mettre au travail.

Lorsque j'ai commencé à m'entraîner à dire mon texte c'était catastrophique ; rien ne venait, j'avais oublié les noms des choses.

Hier, la conférence était à 19h30 ; en début d'après-midi j'avais mon élève à Montussan mais j'étais prêt ; je suis parti à pied, en avance, pour me mettre au vert au Parc, réviser mes fiches, mais il faisait trop froid.
J'avais deux craintes, la première d'avoir une migraine ophtalmique ; j'en ai de temps en temps et ça me provoque des troubles de la vue et de la parole ; pas l'idéal pour une conférence ; et l'autre c'était d'avoir la bouche sèche au point de ne pas pouvoir parler comme ça m'était arrivé lors de la conférence précédente. Ça n'est pas arrivé.
Par contre, après la conférence, lors du cocktail, (très raffiné), j'ai été rapidement pris d'un mal au ventre qui m'a coupé l'appétit

Les gens sont arrivés en retard ; la conférence a commencé après 20h30 ; mais j'étais bien. IL y avait une petite dizaine d'hommes et une petite dizaine de femmes. Ils m'ont tous chaudement félicité ; ils avaient l'air sincère. Eric Normand, "mon client, m'a offert un coffret de vins de Bordeaux. J'étais soulagé que ça soit passé ; libéré.


dimanche 15 mars 2015

FIABILITÉ ...

J'ai dit à Marion que je lui envoyais le DVD sur Vivian MAIER et le livre sur les MOOC ; j'ai dit cela il y a plusieurs jours et je ne le fais pas ! Je ne suis pas fiable. Je constate que je suis moins fiable lorsque l'initiative vient de moi comme si j'étais moins engagé parce que "la bonne action" venait de moi. J'ai remarqué que j'étais de bonne volonté et que je promettais facilement mais après il faut tenir ! Dans ma vie professionnelle j'étais ainsi ; assez facilement de bonne volonté mais plus on a fait de promesses plus c'est difficile de les tenir (voir l'histoire des singes). C'est un problème parce que l'efficacité de l'entreprise suppose la fiabilité des acteurs. Ainsi je me souviens qu'un de mes collaborateurs (comme on dit) un consultant dont j'étais le chef dit un jour en parlant d'un client, "il n'est pas fiable" et cette phrase est restée dans mon esprit : dans l'entreprise si une personne n'est pas fiable elle fait gravement défaut et elle va être contournée par les acteurs, on va la by-passer comme on disait dans l'industrie.

Mais by-passer quelqu'un c'est créer de la complexité, c'est constituer un dysfonctionnement, efficace au début mais pas dans le long terme si on passe son temps à choisir les relations efficaces plutôt que de faire marcher l'organisation normale c'est à dire voulue, a priori optimale.
C'est pour cette raison que le manager doit être exigeant avec ses troupes ; il ne doit pas tolérer les insuffisances des uns et des autres, que le manque de fiabilité des uns et des autres s'installe ; viril mais correct comme disait mon chef JPB.

Quand on a envie de plaire à quelqu'un on fait attention à être fiable ; on tient ses promesses.
 

jeudi 26 février 2015

PANTHEON (mon Panthéon personnel) ...

Je me disais que j'allais rédiger un article où je donnerais le contenu de mon Panthéon personnel et je me suis demandé ce qu'était exactement le Panthéon quand ce n'est pas l'édifice parisien ; ma foi je ne suis pas sûr de la savoir alors j'ai été regarder (dans le Littré).

PANTHEON 
1- Temple de l'ancienne Rome bâti par Agrippa, ainsi nommé parce qu'il était dédié à tous les dieux.
2- Eglise faite à l'imitation du Panthéon de Rome
3- Monument national où l'on dépose les restes de ceux qui ont illustré la patrie
4- L'ensemble des dieux d'une religion polythéiste (le panthéon grec)
5- Ensemble de célébrités (le panthéon du cinéma français)

Oui, c'est Popper que je voulais mettre dans mon panthéon ; il y a longtemps que je connais Popper ; je crois que j'ai entendu parler de lui pour la première fois dans le livre de Guy Sorman "Les vrais penseurs de notre temps" Fayard 1989. A l'époque il était vivant ; c'était un épistémologue ; le summum pour moi ; un type dont la spécialité est de trouver la vérité, en ce qui le concerne plutôt de traquer l'erreur. Je pense que je consacrerai une entrée à Popper ; en fait je pensais à lui aujourd'hui parce que je lisais un article sur la méthode KJ. L'auteur y faisait référence à une théorie de Popper que je ne connaissais pas et que j'apprécie beaucoup : 
Il y a trois mondes : 1 Le monde physique ou monde des états physiques ; 2  le monde mental ou monde des états mentaux ;  3 le monde des intelligibles ou des idées au sens objectif, monde des objets de pensée, des théories en elles mêmes et de leurs relations logiques.

Il faudra que je revienne expliquer pourquoi cette théorie me plait autant.


Corrélats :
Popper Karl ;

lundi 23 février 2015

ATOME (Représentation et réalité de l'atome)

Un jour, il vient à notre connaissance qu'un philosophe de l'antiquité, Démocrite, avait émis l'idée que le monde était fait de minuscules briques, appelées atomes (insécable en grec), qui constituaient toutes choses par assemblages.
En ce qui concerne ma génération, née après guerre (la 2ème guerre mondiale), avant cela on avait entendu parler de l'atome ; un monument lui a été consacré à Bruxelles, lors de l'Exposition Universelle de 1958 ; on le voyait représenté partout ; j'avais 8 ans j'étais en CM1. Surtout la bombe atomique avait été utilisée pour la première fois à Hiroshima en 1945.

L'image de l'atome nous était familière, un noyau autour duquel tournaient des électrons. Cette icône était déjà fausse du fait que l'échelle n'était pas respectée mais on n'en avait pas conscience ; on voyait en gros un noyau/framboise, autour duquel tournaient des électrons/tête-d'épingle. En réalité pour un noyau de la taille d'une bille, l'électron le plus proche serait à 400 mètres. L'atome c'est du vide.

Il y a quelque temps j'ai acheté un livre* sur les atomes ; j'y ai appris que contrairement à ce que je croyais, le nuage d'électrons (l'orbitale) tournant à grande vitesse autour du noyau ne constituait pas une sphère, du moins que ce n'était que l'une des formes rencontrées. Il y a en réalité 8 formes d'orbitales par exemple la forme où 2 sphères sont accolées ou la forme où 6 "dragées" sont assemblées en rosace.

En tout cas j'étais persuadé que l'atome constituait de la matière, du moins son noyau et ses électrons ; ne donne-t-on pas la dimension du noyau, de l'électron et de l'atome, en picomètres (millième de milliardième de mètre) ? Voilà que je lis** aujourd'hui, et c'est ce que signifiait le principe d'indétermination de Heisenberg, qu'une particule quantique (proton, neutron, électron etc.) n'est pas un petit corps, qu'elle n'a donc pas les attributs classiques des corps, ni vitesse, ni position déterminée.
Ce qui est quand même rassurant c'est que les physiciens à l'origine ou contemporains de cette connaissance ont eu énormément de mal à l'admettre ; ils se disputaient comme des chiffonniers allant jusqu'à l'insulte.

* Atomes de Théodore Gray
** Philosophie Magasine 87 de mars 2015, Étienne Klein p 29

dimanche 22 février 2015

INEGALITÉS (creusement ou pas des inégalités) ...

Un économiste français Thomas Piketty devient une star mondiale avec son livre Le capital au XXI ème siècle. Tous en parlent, peu l'ont lu ; il faut dire que c'est un pavé de 970 pages.

L'inégalité est dans la nature, mais les régimes démocratiques ont l'ambition de maintenir l'inégalité entre les citoyens (égaux en droit) à un niveau raisonnable. La question est toujours de savoir si dans ces régimes, l'inégalité est maintenue à un niveau acceptable (acceptable pour qui ?) ou si elle se creuse continuellement, et dans ce cas si c'est inéluctablement.

La France en particulier qui se dit pays des droits de l'homme et pays de la Révolution se voudrait le pays qui maîtrise le creusement des inégalités, en tout cas qui le maintient à un niveau acceptable par la nation.

Tantôt on nous dit que les inégalités se creusent, tantôt, pas tant que ça ; qu'en est il ?  Je voudrais bien le savoir. Piketty dit que son livre est en deux parties : d'une part les statistiques sur l'évolution des inégalités dans un panel important de pays ; approfondies, incontestables selon lui. D'autre part ses préconisations sur ce qu'il convient de faire ; il reconnaît que l'on est pas obliger d'être d'accord avec lui sur cette seconde partie.

AVERTISSEMENT (en exergue du Philictionnaire)

Ceci n'est pas un livre ; je ne suis pas un écrivain, ; si je suis aussi la matière de ce dictionnaire je ne suis pas Montaigne. Ce n'est que le pauvre projet de me raconter, non parce que cela vaut la peine mais parce que c'est la seule façon de me survivre. Pourquoi se survivre ? simplement parce qu'on a un peu de mal à imaginer (tant qu'on est vivant, après on y arrive très bien) qu'on puisse disparaître tout à fait pour ceux qui nous ont connu. Plus tard, lorsqu'il n'y a plus personne à vous avoir connu, lorsqu'on n'est pas Montaigne, l'intérêt d'un Philictionnaire est nul...mais en attendant...

samedi 21 février 2015

SHOPENHAUER (Schopenhauer et moi) ...

Avant de lire l'article de Philosophie Magasine qui lui est consacré qu'est ce que je sais de Schopenhauer ? à quoi ça sert d'ailleurs de savoir quelque chose de Schopenhauer ? ça doit faire très prétentieux de placer Schopenhauer dans la conversation ; la conversation avec qui d'ailleurs ?

Pourtant je me dis que l'on ne peut pas ignorer l'apport des grands penseurs de l'humanité ; à l'école on nous enseigne d'ailleurs le cas des grands penseurs français. Certes il ne nous en reste pas grand chose, mais comment encore une fois ignorer les apports fondamentaux des plus grands penseurs de l'humanité. Justement Schopenhauer en est un.

Ce que j'apprécie chez lui :

La misère et les malheurs constituent le lot commun des mortels ; le monde ne peut être l'oeuvre d'un être infiniment bon.
Je pense comme lui : Pour ma génération dans cette partie du monde la vie a été beaucoup plus douce mais combien de générations depuis l'aube des temps et en combien de lieu la vie a été guerres maladies catastrophes.

Comment mettre un terme aux souffrances et parvenir au bonheur ? Refusant les erreurs de la philosophie classique il garde toujours en tête la question : comment vivre ?

Une certaine conception de la connaissance : le monde est ma représentation. Il établit une ligne de démarcation très nette entre ce qui peut être connu et ce qui ne peut l'être. L'idée que le monde existe indépendamment de toute représentation lui pose un problème : c'est à la fois évident et impossible à prouver ; il n'adhère pas à l'idée extrême que l'on vivrait dans une sorte de rêve produit par la seule imagination.

Il rejette les croyances mystiques et religieuses comme étant pures spéculations.

La vie n'a tout simplement pas de sens , il suffit de l'accepter pour en finir avec les questions byzantines.
la science est elle-même incapable de saisir l'essence ultime des choses.

Insaisissable et omniprésente est la force qui pousse les êtres à persévérer dans leur être, à se développer ; cette force c'est "le vouloir".

Le libre arbitre est une illusion. Les individus sont déterminés par quelque chose d'inconscient. Le bonheur échappe systématiquement à l'homme ; la vie oscille du désir à l'ennui.

Schopenhauer propose une solution vers la tranquillité de l'âme :
- la contemplation esthétique du monde
- la libération des désirs égoïstes
- l'ascétisme

Freud considérait Schopenhauer comme le précurseur de la notion d'inconscient avec sa "volonté inconsciente)".

EXCOMMUNICATION (excommunication des mafieux)

Ce terme ne signifie sans doute rien pour la génération de mes enfants, a fortiori pour celle de mes petits enfants. L'excommunication c'est une mesure d'expulsion de la communauté religieuse catholique ; quand j'étais enfant, élevé dans une famille chrétienne, je savais que c'était extrêmement grave ; tout le monde étant catholique cela équivalait à être mis au ban de la société ; justement, il y a très longtemps que je me suis demandé pourquoi le Pape n'excommuniait pas la Mafia ; comment le chef de l’Église pouvait il supporter que dans son pays même, se réclamant de la Foi catholique en plus, une organisation criminelle, puisse en toute impunité religieuse, continuer à racketter, assassiner, prospérer dans des affaires illégales. Cela disqualifiait complètement l’Église à mes yeux et le pape en particulier.

Le Pape François vient de le faire, enfin ; ces enfoirés de riches mafieux vont avoir des problèmes pour accéder aux sacrements et comme ils sont aussi cul-bénits qu'assassins, ça va leur faire quelque chose ; plus de baptêmes à l'église, plus de mariages, plus d'enterrements...

Je ne me fais pas d'illusions, ils vont trouver des moyens ne serait-ce qu'en mettant la pression sur le clergé local, mais quand même, ça sera plus comme avant.

L'excommunication n'est pas qu'un mot pour ma famille : dans les années cinquante, l’évêque de Bordeaux avait évoqué l'excommunication des chrétiens qui s'étaient présentés aux élections municipales sur des listes où figuraient des communistes, ce qui était le cas de mon père. Il paraît que ma mère , très chrétienne, avait passé quelques semaines affreuses à cause de cette menace.

mercredi 18 février 2015

AMOUR (aimez vos ennemis) ...

Le mot amour utilisé dans ce sens m'a toujours énervé (sans parler du fait qu'il est utilisé à tout bout de champ dans notre religion) ; sans doute à cause du fait qu'il qualifie aussi l'amour charnel ; pourquoi un même mot ? c'est pas ce qui manque les mots ! et puis en araméen qu'est qu'Il a utilisé exactement comme mot ?

On e se supporte pas à l'intérieur des familles, on a tant de mal à s'aimer, que vouloir qu'on aime nos ennemis c'est de la provocation. A moins que celui qui employait ce mot sache qu'il est aussi difficile d'aimer se ennemis que sa famille mais pas plus ; dès lors aimer ses ennemis , pourquoi pas.

Et pourquoi aimez ? pourquoi pas respectez  ; ça serait bien respectez ; d'autant qu'on peut respecter sans aimer ; Il veut vraiment qu'on aime ? mais c'est inadmissible un irréalisme pareil ; c'est de la provoc.

Quand on voit combien il en faut peu pour détester quelqu'un !

jeudi 12 février 2015

SOCIÉTÉ (Origine du lien social) ...

Freud veut croire qu'il y a un fait, un acte, à l'origine de la société (le Big Bang de la société en quelque sorte) ; Cela me paraît personnellement peu plausible surtout que Freud imagine un scénario criminel : des frères s'allient pour assassiner leur père. C'est un scénario qui me fait penser à la faute d'Adam et Eve ; ça ressemble à un mythe mais d'après ce que je comprends, pour Freud, ce n'est pas un mythe, c'est un fait historique.
D'après lui avant cet acte criminel, il n'y a pas de société, les hommes ne se sentent pas frères les uns des autres, il n'y a pas de père ; il y a une horde avec un être dominant, qui domine avec brutalité ; pour moi ça ressemble aux hordes d'animaux sauvages avec un mâle dominant qui possède toutes les femelles en exclusivité ; vieillissant il est remplacé par un mâle plus jeune qui à son tour va dominer la horde.
Comment croire qu'en plusieurs endroits dans le monde où des descendants de grands singes constituent des groupes, le même scénario se reproduise : des individus se révoltent contre le mâle qui les domine et le tue. Et les sœurs dans tout ça ?

mercredi 4 février 2015

VOILE (Voiler/dévoiler) ...

Le voile pose un problème dans notre société française. Une chose est sûre, le voile représente l'exact opposé de notre pratique occidentale en ce qui concerne le corps de la femme dans l'espace public.
La femme orientale et musulmane cache son corps ; dans le cas extrême, la burkha afghane, aucune partie du corps n'est visible.
Chez nous, aujourd'hui la femme dévoile son corps, le plus possible et par tous les moyens il me semble.
Elle le dévoile au sens littéral du terme, en raccourcissant robes et jupes, et en réduisant la partie couverte du corps au maximum : par exemple avec un haut à bretelles fines et à large décolleté.
On augmente le dévoilement par la transparence du vêtement et encore plus en faisant voir le sous-vêtement ce qui focalise le regard sur les parties les plus intimes du corps.
Autre procédé pour dévoiler le corps, le moulant, qui montre les formes autant que le vêtement oriental le cache sous une forme ample. Il y a aussi les vêtements déboutonnés ou fendus ; tout est bon pour dévoiler.

lundi 2 février 2015

PHENOMENOLOGIE (La phénoménologie et moi)...

Je ne sais pas exactement quand le terme phénoménologie est entré dans ma vie ; il y a longtemps sans doute mais je n'y avais pas prêté attention ; c'est assez récemment, quelques années, que la curiosité m'est venue, de savoir de quoi il s'agissait exactement.

Je considérais a priori que n'importe quel terme pouvait être compris par n'importe qui, disons un bachelier, avec un minimum de recherche ; eh bien je me trompais.

Il y  a environ deux ans, après avoir cherché dans la collection Que sais-je ? "la phénoménologie" je vais chez Mollat me procurer le numéro xxxx. 13è ed 1999 de monsieur Jean François Lyotard ; N'existe plus en Que sais-je ; mais dans une autre collection : Quadrige ; bon, je le prends.
 Je lis ; je comprends rien, ou presque ; en tout cas pas assez pour expliquer à qui que ce soit ce qu'est la phénoménologie.

ECHELLE (Échelle de notation) ...

Dans ma vie, pour une raison que j'ignore, je me suis passionné pour la question de l'évaluation et en particulier pour les échelles de notation.

Notre première expérience dans ce domaine c'est la note scolaire. Contestable avec ses demi et même ses quarts de points à l'époque. Récemment on a vu apparaître l'échelle de la douleur : l'infirmière vous demande : sur une échelle de 1 à 10, votre douleur, vous la situeriez commet ?

Dans la vie professionnelle, en tant que cadre (à l'époque les autres salariés n'étaient pas évalués) on était jugés sur quelques critères et sur chaque critère sur une échelle de 4 marches : ABCE. Ce qui est amusant c'est que vous ne pouviez prétendre à une note élevée qu'à partir d'une certaine ancienneté dans le poste : mélange du critère expérience et du critère talent.

Conscient des défauts des échelles de notation j'ai toujours voulu proposer des échelles plus pertinentes. De mémoire ma première échelle date des années Cattenom ; je l'appliquais à l'évaluation globale de mes collaborateurs dans leur poste. L'échelle avait 4 marches : 
1 - non adapté à l'emploi (ce qui signifiait : pas bon)
2 - doit être perfectionné dans l'emploi
3 - tient correctement son poste, de manière satisfaisante
4 - très bon élément
Cette notation me permettait de désigner les très bons (on commençait à les chouchouter) et les mauvais, mais eux, il fallait se les garder ou les refiler aux copains si l'occasion se présentait.

Plus tard quand j'ai travaillé sur les compétences et surtout sur le professionnalisme, j'ai adopté aussi une échelle à 4 marches, alors que l'éducation nationale avait une échelle à 3 marches ( non acquis ; en cours d'acquisition ; acquis) ; je nommais comme suit ces marches :
1 - au dessous du seuil de professionnalisme minimum attendu dans l'emploi ; j'y mettais les novices et ceux qui n'arrivaient pas à tenir l'emploi au niveau que je jugeais minimum. En réalité bien sûr les services étaient remplis de ces derniers mais il n'y avait pas de mots pour les désigner ; lors des recrutements on s'appliquait à les repérer pour ne pas les recruter dans son service.
2 - maîtrise de base de l'emploi ; la personne assure correctement son travail ordinaire en toute autonomie.
3 - "PRO" : celui qui réussit son travail en toutes circonstances, y compris dans les situations délicates qui se rencontrent périodiquement. Dans mon esprit le niveau "PRO" est élevé, tout le monde n'y arrive pas loin s'en faut. Je disais aux gens : diriez vous de untel que c'est un pro ?
4 - Chevronné : j'appelle ainsi un pro qui est particulièrement expérimenté et qui allie à son professionnalisme le fait d'avoir tout vu.
A un moment on nous a demandé de faire de la gestion anticipée des emplois et des compétences ; classer ainsi les collaborateurs nous permettait de voir si nous avions assez de compétences en cas de départs ; il fallait avoir une masse critique de 2 et de 3.

Lorsque je voulais voir une évaluation fiable d'une personne j'utilisais une échelle à 6 marches car les personnes rechignent à utiliser les extrémités de l'échelle et parce qu'elles sont assez gentilles avec elles-mêmes. En voyant où les personnes étaient placée sur les 4 marches centrales j'avais une bonne indication ; en effet, aussi bien l'échelle à 4 marche que l'échelle à 6 marches (impaires) obligent faute de position médiane à faire basculer d'un côté ou de l'autre.



dimanche 1 février 2015

SCENE (l'inconscient, la deuxième scène)

La métaphore d'une deuxième scène, dans le monde, pour parler de la signification de nos actions au niveau inconscient, me semblait éclairante et en même temps, je n'arrivais pas à appréhender ce que cela signifiait. Surtout l'idée que la vraie signification de nos actions puisse être inconsciente, et donc uniquement déchiffrable par les psychologues, les psychiatres ou les psychanalystes était inacceptable ; comment accepter que le monde n'ait pas son sens apparent mais un autre inaccessible aux acteurs ?

Je relisais ce matin mon livre de chevet* et l'explication d'Enriquez sur cette deuxième scène, je l'ai enfin comprise. Je l'ai comprise parce qu' Enriquez explique que les deux réalités, la réalité historique (c'est ainsi qu'il appelle le monde réel dans lequel nous agissons) et la réalité psychique, sont, bien que liées, éminemment distinctes, séparées.
Ces deux réalités qui sont en interaction, procèdent d'univers différents, connaissent leur propre logique, leur propres lois de fonctionnement et ne peuvent se réduire l'une à l'autre. Tout comportement comporte (au moins) deux significations, celle que lui donne la réalité (historique) et celle que lui donne la réalité psychique.

Le but de celui qui cherche à décoder les actions humaines n'est pas de trouver le sens caché des conduites mais de trouver un autre sens à ses conduites, ni plus ni moins valide que le premier, le sens de ce qui se passe sur l'autre scène.
Ainsi dans un exemple cité par l'auteur, lorsqu'un patron explique pourquoi il fait une réforme de l'organisation de son comité de direction, il faut prendre ses arguments au pied de la lettre, ses raisons, la logique de cette réforme. Sur l'autre scène il peut s'avérer que de manière inconsciente il renforce le pouvoir qu'il avait sur son comité ; d'un côté il est sincère dans une démarche de décentralisation qu'il veut et dont il a par ailleurs envie de se glorifier en étant parmi les premiers à adopter une nouvelle structure de management, et en même temps, foncièrement autoritaire (et incapable de le reconnaître) il verrouille inconsciemment encore plus son collège de direction en diminuant ses marges de manœuvre.

J'ai bien compris que les mots clés, c'est : un autre sens ; il y a d'abord le sens que les acteurs donnent à leurs décisions, leur actions et, sur un autre plan, sur une autre scène, l'autre sens que ces actions ont dans la réalité psychique, (inconsciente), des personnes. Ce sens là, il est clair que le commun des mortels ne peut y accéder ; il faut être formé pour pour le chercher et le trouver.

Cette lecture m'a fait penser à une représentation de ces deux scènes : j'imagine un théâtre où la scène est visible des deux cotés : une scène et une salle de chaque côté : les spectateurs pourraient regarder la pièce qui se joue depuis la première salle, la pièce "normale", la pièce réelle ; et à leur convenance ils pourraient se rendre dans l'autre salle de l'autre côté de la scène : là se jouerait la même scène mais avec d'autres dialogues ; les discours de l'inconscient. J'imagine que cela pourrait être le thème d'un film très intéressant.

* L'organisation en analyse (Eugène Enriquez)

jeudi 29 janvier 2015

PHILOSOPHIE (de la connaissance) ...


Lorsqu'on lit un ouvrage de philosophie, systématiquement et rapidement on tombe sur l'évocation de la pensée d'un ancien Platon, Aristote, Épicure ; je me demande alors si cette pensée antique (la plupart du temps) est toujours d'actualité ? complètement ? ou en partie seulement ?

J'ai voulu transcrire un texte philosophique, en l'espèce d'André Conte Sponville, de telle façon que la référence au passé soit gommée ; il n'y a plus que la pensée actuelle, ce que l'on croit vrai aujourd'hui, et peu importe qu'on ait déjà pensé cela il y a deux mille cinq cent ans.


L'objet de la philosophie de la connaissance est de penser le fait d'apprendre ou de connaître et spécialement de comprendre comment les sciences sont possibles et ce qu'elles valent.

On l'appelle gnoséologie lorsqu'elle porte sur la connaissance en général et épistémologie lorsqu'elle porte sur une ou plusieurs sciences en particulier.

Nous voulons tous savoir, mais est-ce possible ? Sommes nous capables d'atteindre la vérité avec certitude ?
Deux camps s'opposent :
- les dogmatiques (au sens technique) ceux qui prétendent qu'il existe des connaissances certaines
- les sceptiques, ceux qui ne croient pas en l'existence de connaissances certaines ou en doutent.

Les dogmatiques sont les plus nombreux ; parce que la certitude est plus confortable que le doute et parce que les sciences expérimentales semblent leur donner raison.
Qui peut douter de ce qu'il voit, de ce qu'il touche, de ce qu'il fait ? Qui peut douter d'une démonstration mathématique s'il la comprend ?

Le problème est que sciences et expériences ne s'accordent pas toujours entre elles et aussi que les dogmatiques ne sont pas toujours d'accord entre eux. Chacun est certain d'avoir raison mais la certitude ne prouve rien ! n'a-t-on pas cru pendant des millénaires que le soleil tournait autour de la terre.

Les sceptiques doutent parce que, connaissant par nos sens et notre raison, nous ne pouvons vérifier notre perception ; comment comparer nos représentations au réel, puisque nous ne percevons que nos représentations.

Il n'y a donc pas de critère absolu de la vérité. On ne peut en conclure que rien n'est vrai, car cette conclusion ne serait pas vraie, mais que rien n'est certain. On ne peut être dogmatiquement sceptique (tout est absolument douteux) car ce serait contradictoire (une contradiction exercée ?) ; reste à être sceptiquement sceptique ; ce scepticisme modéré c'est celui de Montaigne, celui de Hume et c'est le plus radical qui soit :
- que tout soit faux, c'est improbable
- que tout soit douteux, c'est incertain




mercredi 28 janvier 2015

PIERRE (Pierre Sallaberry)

Pierre est mort hier d'un cancer du pancréas à 67 ans ; tout le monde aimait Pierre ; c'était un champion de pelote basque, il était doux et gentil ; pourtant  pour vaincre à la pelote, comme ailleurs il faut être un guerrier ; c'était un guerrier doux et rieur.
J'avais vingt ans quand la famille a acheté une maison à retaper à Mendionde au Pays basque à cent cinquante mètres du fronton ; Pierre était notre voisin. La première fois que je l'ai vu jouer c'est lors de la fête du village. La fête dure plusieurs jours ; chaque jour vers cinq heures, une partie de pelote ; tenue blanche ; la lumière venant du côté d'Ursuya faisait alors de cet endroit, un coin de paradis.

Je l'admirais parce que je trouvais que c'était le seul qui animait un jeu, assez facilement monotone car épreuve de force et de résistance plus que de vivacité et de ruse. Il me donnait l'impression, je sais pas... de glisser ;  une fluidité, c'est l'image qu'il me donnait, il glissait dans ses déplacements.

C'était l'époque où j'étais fou de photo ; je m'étais fait plaisir à le photographier sur le fronton, dans ses belles postures de pelotari. Je ne l'ai pratiquement plus revu à partir du moment où je suis parti travailler à Lyon ; il est devenu un grand champion.

J'ai un super souvenir de Pierre : à une époque, le dimanche après midi, tout le monde se retrouvait au fronton : enfants, jeunes, quelques parents, des anciens... ce jour là Pierre était là, c'était génial. On jouait à la "porta" ; on limitait le terrain en profondeur (comme fond on utilisait la première ligne de l'engagement c'est à dire à huit mètres environ, ce qui fait un petit terrain, valable même pour les gamins) ; la règle est simple, tout le monde joue ; renvoie la balle celui qui l'a devant lui ; celui qui la manque ou la sort des limites, à la porte, il est éliminé. A la fin il ne reste plus que deux joueurs à s'affronter ; celui qui gagne a une "vie" pour la partie suivante. Ce que je trouvais bien dans cette porta c'est que personne n'essayait d'éliminer les autres ; c'est vécu comme une jeu de survie ;  on ne cogne pas, on est pas éliminé c'est tout. C'est dans le jeu qu'on est bien, avec les autres. C'est bon enfant.

Me voilà à vingt ans dans cette joyeuse troupe ; je sais jouer à la pelote ; c'était notre jeu de récréation à l'école pendant des années ; nous on jouait avec une balle de tennis pelée ; ici c'est une vraie pelote qui fait mal à la main du bordelais que je suis malgré l'entrainement que je me suis infligé.

Je m'applique pour ne pas être éliminé et une partie, me voilà en finale avec Pierre ; évidemment je lui fais des coups vachards ; ça le fait rire, il ramène tout, sans riposter, il joue avec moi ; dans ma précipitation, je manque la balle.... au lieu de faire durer ; imbécile de bordelais ; aujourd'hui Pierre je la ferais durer une éternité cette balle si je pouvais.

dimanche 25 janvier 2015

IDEE (Idée de dessin de l'Arche de Noé)

Le thème de l'Arche de Noé a donné lieu à une iconographie abondante : nombreuses peintures des siècles passés, dessins pour enfants sans parler de son exploitation dans le dessin d'humour moderne.

Il m'est venu l'idée, sans doute en constituant une iconographie du navire, de représenter le naufrage de l'Arche : L'Arche reposant sur le fond, cassée en deux, et dans une évocation inversée de la montée des animaux, les squelettes disséminés sur le fond avec un crâne humain visible en premier plan.

Ce dessin ferait penser à l'échec de Dieu dans le sauvetage de l'humanité, un malheureux hasard ayant voulu que l'Arche ne résiste pas à la tempête. On peut aussi penser que ce ne serait pas vraiment l'échec de Dieu : simplement un petit retard ; disons que comme les poissons eux ne seraient pas morts, on repartirait pour un tour d'évolution, avec une grosse incertitude sur le type d'humain qui pourrait en ressortir ; une chose est presque sûre, ils seraient aussi nuls que les précédents.

IDÉE (une idée à propos de radiscopie de Chancel)

En écrivant le billet sur Radioscopie, l'émission de Jacques Chancel (qui vient de mourir), il m'est venu cette idée qui me plait bien :

Un spécialiste d'un grand personnage du passé, par exemple un spécialiste de Molière, écrirait un pastiche de Radioscopie qui lui serait consacré ; il choisirait un moment précis de sa vie, plutôt le moment où il est en train de devenir vraiment célèbre ;  il écrirait des questions à la Chancel et les réponses les plus vraisemblables de Molière appuyées sur son historiographie la plus récente.

Le pastiche serait parfait : le générique, l'invité donnant son nom sur le fond musical, Chancel donnant le sien ; évidemment un imitateur imiterait parfaitement la voix de Chancel et ses manières.

Cette formule permettrait d'intégrer des questions délicates pour l'homme célèbre, comme Chancel savait en émailler ses Radioscopies ; ça serait génial.

RADIOSCOPIE (de jacques Chancel) ...

Hier l'envie m'est venue d'entendre la voix de Michel Foucault un des intellectuels les plus (mondialement) célèbres de la deuxième moitié de XXème siècle, mort (du sida) depuis longtemps. Pour ça, une solution, Radioscopie de Chancel. C'était une émission culte, sur France Inter, vers 17 heures ; Chancel, un interviewer né, recevait chaque jour une personnalité connue, de n'importe quel domaine et la faisait parler pendant une heure.

Dans les années 70, ma mère (et ma belle-mère à l'autre bout de la France) deux femmes qui n'avaient pas fait d'études, écoutaient religieusement, jour après jour les grands intellectuels de l'époque aussi bien que les grands comédiens ou les hommes politiques ou les grands journalistes ; tout ce que la France avait de grand, elle l'écoutaient en travaillant. J'écoutais aussi de temps en temps.

Hier donc j'ai écouté Michel Foucault ; on vit quand même une époque formidable ; j'imagine un Chancel interviewant Molière, ou Diderot ou Law ; car c'est ce qui se passera pour Samuel et Leslie ; un jour ils auront envie d'entendre un intellectuel mort depuis des lustres qui figurera à leur programme scolaire ou universitaire et ils pourront l'entendre parler lui-même de ses recherches.

J'ai envie d'aller voir parmi les personnes interviewées par Chancel (à raison de cinq par semaine, dix mois par an pendant dix ans, sans compter que l'émission a été prolongée sous une formule identique sous le nom de Figure de proue, soit au moins 2500 personnalités reçues) quelles sont les plus anciennes parmi les grandes célébrités et que j'aimerais écouter. Je vais voir et je vous donne ma short list comme on dit aujourd'hui.

Au cours de ma recherche j'ai écouté le générique ; les larmes me sont venues, un souvenir fugitif de l'époque de mes 19 ans, la maison, maman....

Bon, volà ce que j'ai trouvé d'intéressant :
Sartre ; Ionesco, Hergé, Borges, Raymond Aron, Mendes-France.

samedi 24 janvier 2015

LIVRES (gros livres)

Lisant dans Le Monde des Livres un article sur la biographie* de Barthes qui vient de sortir, j'y vois que cet auteur, dont j'ai acheté plusieurs livres ces derniers temps, détestait les gros livres. Je suis content ; il y a longtemps que je considère que les gros livres sont une escroquerie (il ne s'agit pas des romans bien sûr) : combien y a t il d'idées dans un livre ? peu ; et on pourrait les présenter et les défendre en dix fois (cent fois ?) moins de pages.

( Postscriptum : Roland Barthes est surtout connu pour Mythologies, un livre sur ce qu'il y a derrière la banalité de notre quotidien, sur les objets (la Citroën DS 19 de mon enfance) sur les magasines féminins, sur le steak frites etc. J'ai aussi acheté un livre dont le titre est mythique : Fragments d'un discours amoureux ; c'est un plaisir d'acheter un livre mythique mais en l'espèce la lecture est difficile ; au moins on a plaisir de savoir de quoi ça parle ou plutôt de découvrir de quoi ça parle vraiment.)

*par Tiphaine Samoyault

SOCIOLOGUE (le sociologue de service) ...

Il ne passe pas un  jour sans que France Inter ou France Culture ne convoque un sociologue ; désormais la Vérité sort de la bouche du sociologue.

J'en ai vu de près des sociologues : à un moment de ma vie professionnelle je me suis trouvé nommé chef d'une entité de conseil dans la quelle il y avait quelques psychosociologues (je relaterai dans un autre billet l'originalité de la présence à EDF de psychosociologues) et ça me fait un peu marrer qu'on en fasse des parangons de sagesse. Je note qu'une sociologue, Nathalie Heinig, a écrit Le bêtisier des sociologues.

lundi 19 janvier 2015

PLANTER (L'homme qui plantait des arbres)

Un jour j'ai découvert  dans une librairie "L'homme qui plantait des arbres" ; apparemment un livre pour enfants ; je l'ai feuilleté et reposé. Plus tard sur internet je suis tombé par hasard sur le texte ; je l'ai lu et je l'ai enregistré ; c'était une nouvelle de Giono ; j'apprends que les héritiers font la chasse aux publications sauvages, d'ailleurs quelques temps après je veux le retrouver, il a été retiré. Je lis que Giono aurait abandonné ses droits d'auteur sur cette nouvelle.

Ce petit livre est magique, il raconte l'histoire d'un homme qui, tout seul, au fil des années a planté toute une forêt ; on est émerveillé ; ça montre la possibilité de faire des choses extraordinaires, d'avoir confiance en l'avenir. Je l'ai souvent envoyé à des amis, comme un cadeau. Hélas c'est une fiction ; quand je l'apprends, je suis déçu. Il y a quelques jours chez Mollat j'ai vu qu'ils l'avaient réédité chez Gallimard (couverture crème, encadrement d'un liséré rouge) ; je me dis que je vais l'acheter.

Hier Mona me tend un article de l'Obs (24dec 2014-07jan 2015) : Forest Man ! C'est l'histoire de l'homme qui plantait des arbres mais cette fois-ci, un vrai, un réel ! C'est un indien, il s'appelle Jadav Payeng ; depuis l'âge de 16 ans, pendant 30 ans, tout seul, il a planté des arbres dans une île du Brahmapoutre qui disparaissait lentement mais sûrement avec les crues du fleuve. Non seulement il fixe le terrain mais il fait revenir des animaux dans un territoire où ils avaient disparu.

(voir sur Youtube Forest Man du canadien William Mc Master)

dimanche 18 janvier 2015

IMPROBABLE (une image improbabble)

Je cherche des cas où on peut utiliser à bon escient le mot improbable qui est à la mode depuis quelques années dans les milieux intellos ; en voici un : 

Tout le monde connaît cette image banale, un cliché, montrant des mouettes derrière un tracteur au labour.
Il y a quelques temps, nous promenant dans les barthes (champs immenses, sans arbres longeant l'Adour régulièrement inondés où paissent seulement quelques chevaux) nous sommes tombés sur cette scène sauf que les oiseaux se gobergeant des insectes découverts par le soc étaient des... cigognes ! improbable non ?


vendredi 16 janvier 2015

MANAGEMENT (Le management total du porte-avions)

Lorsque en situation de consultant je réfléchissais à un exemple parfait de management complexe, j'avais pensé au management d'un porte-avions, en raison du nombre et de la variété des fonctions à manager :

J'ai pensé au porte-avions en tant qu'il cumule les responsabilités (sans hiérarchisation particulière) :

1- responsabilité de pilotage sûr d'un navire (susceptible d'être attaqué)
2- responsabilité d'un aéroport devant assurer le bon atterrissage des avions (ceux-ci peuvent être endommagés, leur piste est en mouvement, ils peuvent atterrir avec des armes etc.)
3- responsabilité de maintenance d'avions de combats
4- responsabilité de plusieurs arsenaux : celui de l'armement des avions et celui de la DCA
5- responsabilité de la gestion de réservoirs de carburants pour les avions et pour diverses machines à essence.
6- responsabilité du pilotage et de la maintenance du moteur du porte-avions qui est un réacteur nucléaire.
7- responsabilité de l’hôtellerie et de la restauration de l'équipage ainsi que du blanchissage.
8- responsabilité d'infirmerie et de bloc opératoire.
9- responsabilité de la conduite des opérations de guerre aérienne.
10- responsabilité de lancement des avions en mission (maintenance de la catapulte, gestion des élingues)
11-gestion de la sûreté nucléaire du réacteur
12- gestion de la sécurité incendie et de la sécurité classique
13- gestion des effectifs humains (valides, invalides, en soins etc)
14- gestion de l'aumônerie
15- la fonction de gestion des morts physiquement (sécurité sanitaire, pompes funèbres) et administrativement.
16- fonctions de police et de justice à bord

Je peux en avoir oublié.

Je suppose qu'il y a au moins deux régimes : le régime hors mission opérationnelle et le régime en mission opérationnelle, ce dernier pouvant comporter ou pas des opérations de guerre.

Une telle configuration, la totalité des fonctions existantes réunies en un lieu isolé susceptible de "fonctionner" plusieurs jours en toute autonomie doit supposer des principes de management forts comme la répartition claire des responsabilités et la délégation par exemple.

Je viens de lire sur Wikipédia que les porte-avions américains sont systématiquement accompagnés d'une flotte d'une dizaine de navire divers ce qui suppose d'assurer le commandement de cette flotte en sus de celle du porte-avions lui-même.

PS : à l'heure actuelle la marine américaine est la seule au monde à posséder plus d'un porte-avions ; elle en possède dix.

jeudi 15 janvier 2015

CHARLIE (Suis-je Charlie ?)

Il y a une semaine nous avons connu l'horreur de l'assassinat de toute la rédaction de Charlie Hebdo par des terroristes islamistes. Je n'achetais pas le journal ; comme tout le monde, et il était en voie de cessation d'activité à plus ou moins long terme.

Bien que ces dessinateurs aient accompagné ma jeunesse avec Pilote en particulier, Cabu et son grand Duduche, Wolinski et ses femmes à poil, je n'ai pas éprouvé de tristesse particulière comme lors de la mort de Goscinny, de John Lennon ou de Coluche.

Je me souviens qu'un dessinateur de Charlie Hebdo (je ne sais pas s'il fait partie des morts) interviewé lors de la première affaire des caricatures de Mahomet et de l'assassinat d'un réalisateur Danois, avait invoqué sa liberté de faire des dessins sur Mahomet ; je me souviens qu'il avait dit : et si j'ai envie moi... ou quelque chose d'approchant. Ça m'avait choqué car il y avait eu des émeutes au Pakistan et plusieurs morts.... pour des dessins et son moi je.

Ce que je n'aime pas chez ces dessinateurs c'est qu'ils se prennent pour des grands militants, bien à l'abri de leur sacro-sainte liberté d'expression si bien garantie en France ; ils se foutent de tout et de tout le monde utilisant une férocité et une grossièreté maximum ; c'est leur fond de commerce. 

Je reconnais que ça fait rire ; même quand j'étais croyant, leurs dessins sur le Pape, les "curés" et les cathos me faisaient rire, mais il y a d'autres façon de critiquer ; je note que Plantu (qui est venu sur le plateau du 20 heures rendre un hommage vibrant à ses collègues assassinés), a d'autres procédés à mon avis beaucoup plus efficaces.

J'ai trouvé formidable la réaction nationale ; je ne m' y attendais pas ; tout le monde descendant dans la rue alors même que ces dessinateurs n'étaient ni lus ni appréciés par la majorité des gens qui ont voulu leur rendre hommage ; mais justement c'est à la liberté de critiquer en France qu'ils rendaient hommage. En vérité ils rendaient aussi hommage aux policiers qui avaient dû intervenir deux fois dans la même journée avec cette autre prise d'otage dans un Supermarché Casher ; ainsi qu'aux citoyens qui avaient aidé la police.

En ce qui concerne la police je suis heureux de cette reconnaissance ; pour moi rien n'est plus con que de détester la police comme c'était la mode depuis longtemps déjà ; je n'arrive pas à digérer ce "CRS SS" des soixante-huitards ; quels cons incultes : traiter de SS ceux qui garantissent l'ordre républicain. (mais c'est comme pour les dessinateurs, un jeu de mot efficace ç'est comme une bonne idée de  dessin ça ne se refuse pas.)

Je n'ai pas aimé le slogan Je suis Charlie ; je suis sûr que la plupart des gens n'aiment pas cette outrance haineuse de Charlie Hebdo. Le slogan l'emporte sur la véracité. Ou alors c'est du chauvinisme : touche pas à mon pote dessinateur ! J'ai pas aimé la déferlante de mousse médiatique habituelle. Une de plus.

J'ai pas aimé qu'on fasse faire une minute de silence dans les écoles ; bien sûr c'était pour les deux attentats et les morts de toute sorte mais c'était chercher la merde ; ça revenait surtout à faire une minute de silence pour la mort de dessinateurs qui scandalisent continuellement les musulmans ; j'ai pas aimé que l'on présente les réactions de nombreux collégiens et lycéens comme scandaleuses. Toujours le politiquement correct ; pas plus loin que le bout de son nez, nos chers commentateurs. En tout cas, ces réactions vont pouvoir alimenter l'indignation de Finkelkraut pendant des siècles.

ECRASÉ (Ecrasé de pomme de terre)

Le mot est apparu il y a quelques années ; ça fait mieux que purée sur une carte de restaurant ; alors écrasons. Il y a quelque temps, c'était lors de notre escapade en Périgord, nous avons dégusté un (moi je dirais plutôt une, je ne sais pas pourquoi) écrasé de pomme de terre à l'huile d'olive ; nous avons demandé la recette au serveur : des pommes de terre, de l'huile d'olive et c'est tout (pas de lait) ; hier je me suis décidé à en faire une , un, je veux dire.

J'ai cherché sur la toile et comme d'habitude on trouve tout et n'importe quoi sous une désignation donnée. J'ai retenu une préparation sans lait qui correspondait à notre recette du Périgord. C'était très bon ; voici la recette :

Prendre des pommes de terre à purée, disons un kilo.
Les éplucher ; les couper en deux seulement pour éviter qu'elles ne soient trop aqueuses après cuisson.
Les cuire à l'eau bouillante salée. (garder un peu d'eau de cuisson)
Les écraser à la fourchette et y incorporer 10cl de très bonne huile d'olive. (à acheter fort cher chez Olivier & Co)
Verser dans une casserole et mettre sur feu doux ; détendre si nécessaire avec un peu d'eau de cuisson.
Salez, poivrez, muscadez
Finir d'incorporer l'huile d'olive (5cl de plus) ; rectifiez si nécessaire l'assaisonnement
Servez chaud.

Se sert aussi bien avec une viande (boudin, grillade de porc) que du poisson (filet de merlu ou dos de cabillaud).

mardi 13 janvier 2015

REVOLTE (Première révolte)

J'avais six ou sept ans, je ne sais pas exactement et je venais de me faire enguirlander comme on disait, peut-être que j'avais pris une rouste mais je crois que c'était moins que ça, une claque peut-être  ; je me revois entrant dans la cuisine et entre mes larmes jeter en colère "j'en ai marre". Qu'est ce qu'il a dit ? a demandé ma mère (je crois que c'est mon père qui venait de me gronder) ; personne n'a répondu, il n'y a pas eu de suite. Je me souviens de cette volonté de manifester quelque chose, un désaccord, le sentiment d'une injustice, un ras-le-bol, pour la première fois.

dimanche 11 janvier 2015

ETHER....

Je me souviens de poésies ou l'éther désignait le ciel ou l'espace céleste visible, c'est assez flou dans mon esprit.

Aujourd'hui, à part ces références poétiques anciennes, l'éther n'existe plus, mais il a existé, il a correspondu scientifiquement à une réalité ; c'est cette réalité que je voudrais retrouver.

jeudi 8 janvier 2015

SOUSTRACTION (fonctionnement de la retenue)

Lorsque les parents veulent aider leurs enfants à l'école, il arrive que les méthodes aient changé. Pour moi qui pratique à soixante-cinq ans le soutien scolaire d'écoliers, le risque est encore plus grand.
Récemment j'aidais Héléna à faire des soustractions avec retenue. Je lui demandais comment la maîtresse demandait de "dire" en procédant à l'opération ; elle ne savait pas ; nous nous "disions" par exemple : 3 ôté de 7 égale 4.
Sur le manuel que je me suis procuré on fait "dire" aux enfants : 7 moins 3 égale 4. Bon.

Je me suis demandé si c'était utile d'expliquer le pourquoi de la retenue ; sur le manuel on dit à l'enfant : "on emprunte 1 dizaine pour pouvoir soustraire" ; "ensuite on rend la dizaine empruntée, en bas"; on n'explique pas. Je ne sais pas si la maîtresse d'Héléna dit la même chose.

J'ai voulu m'expliquer la raison d'être de la retenue. C'est clair qu'il faut une retenue pour pouvoir soustraire un nombre plus grand ; mais pourquoi la rendre ?
Parce qu'en utilisant la retenue on a ajouté une dizaine au chiffre du haut ; la rajouter en bas rétablit l'égalité de la soustraction. 

Soustraire 8 à 13, avec la retenue, c'est enlever 8 à une dizaine et treize unités ; ces dix unités ajoutées "en haut" je les rajoute "en bas" pour rétablir le rapport initial entre les deux nombres.

lundi 5 janvier 2015

CELEBRITÉ (accès soudain à la célébrité) ....

Hier soir nous avons regardé le DVD que j'ai eu pour Noël concernant Vivian Maïer, une "nounou" américaine se révélant quelques mis après sa mort une photographe exceptionnelle. Cette expérience de la découverte d'un personnage inconnu qui devient soudain célèbre, je l'ai connue plusieurs fois dans l'année écoulée ; étonnant non ?

En 2014, il y a eu l'histoire de Sugar, un chanteur, dont je ne dis rien pour laisser à mes lecteurs le plaisir de le découvrir, puis il y a eu la révélation de l'histoire de cette employée de la mairie de Cracovie (Iréna Sandler) qui a sauvé de la mort des centaines d'enfants juifs et enfin la découverte de Vivian Maïer.

Parmi les précédents : le cas de Schindler (cf. le film La liste de Schindler) et le cas de ce policier Suisse Paul Grueninger qui vient d'être réhabilité pour avoir facilité le passage de la frontière à des milliers de juifs fuyant le nazisme ; il avait été jugé et chassé de la police sans retraite, finissant sa vie dans la pauvreté. (à ce propos, remarque qui n'a rien à voir avec ce billet, c'est curieux, nous nous demandons si nous  aurions été des collabos pendant l'occupation, mais nous ne nous demandons jamais si nous aurions été des héros !)

Vivian Maïer a été découverte par un jeune agent immobilier qui, cherchant des Photos pour faire un livre sur Chicago, avait acheté en salle des ventes un lot de milliers de négatifs. Iréna Sandler a été découverte par une étudiante américaine que son professeur avait chargé d'enquêter sur la résistance polonaise.



samedi 3 janvier 2015

OUBLI (Oubli des massacres de masse passés)

Ce samedi matin comme d'habitude j'ai écouté l'émission de Finkel * consacrée aujourd'hui aux purges soviétiques. L'un des invités disait que très peu de gens connaissent ces épisodes de l'histoire soviétique : des millions de gens déclarés ennemis du peuple du jour au lendemain et envoyés en camps, y compris de fervents communistes. Je connais bien et je m'étonne de l'opinion d'Olivier Rolin. Je ne serais pas représentatif ? Je trouve qu'on voit fréquemment des articles sur le sujet ou des émissions télévisées ; il faut dire que j'ai lu l'été dernier La fin de l'homme rouge, un gros livre essentiellement constitué de longs interviews de russes qui racontent leur vécu lors de l'effondrement de l'Union Soviétique et beaucoup aussi les malheurs subis sous Staline. J'ai du mal à croire que les gens ne savent pas. Il faut dire que mine de rien, entre les magasines, les articles de journaux et les reportages télévisés type Arte je lis beaucoup ; très peu de romans donc beaucoup d'essais et d'histoire.

Cette histoire d'oubli m'intéresse ; il paraît qu'en Russie aujourd'hui (Rolin en témoignait dans l'émission) les jeunes générations ne savent même pas ce que signifie le mot Goulag. Il faut dire que Vladimir Poutine ne pousse pas beaucoup à la réminiscence. Pas plus que les Japonais ne se rappellent les horreurs qu'ils ont faite en Asie avant et pendant la deuxième guerre mondiale. Pas plus que les Turcs ne veulent admettre qu'ils ont perpétré un génocide.

Je me demandais si nous Français nous avions aussi des pertes de mémoire ; Je sais que Louvois a ravagé le Palatinat mais je n'ai rien lu sur le sujet ; Napoléon a commis des horreurs en Espagne ; pas lu non plus ; je sais que la Révolution Française a commis un quasi génocide (c'est controversé) en Vendée ; une nuit d'insomnie, je suis tombée sur un reportage à la télévision sur le sujet ; un historien disait que non seulement il s'agissait d'un génocide mais qu'en plus la République avait commis un "historicide" en organisant l'oubli de ces horreurs.

* Répliques sur France Culture animé par Alain Finkelkraut

vendredi 2 janvier 2015

EPISTÉMOLOGIE (Qu'est ce que c'est ?) ...

J'aimerais écrire un article sur l'épistémologie mais ça me fait peur. L'épistémologie, c'est ma science préférée ; pour moi elle devrait être enseignée au collège et peut-être même avant.

L'Épistémologie c'est la science de la connaissance vraie, la science de la vérité. (épistémè en grec signifie "science".)
Je crois que la première fois que j'ai entendu ce mot c'est au lycée, à propos du livre du grand savant Jean Piaget, L'épistémologie génétique ; mais je dois avouer que pendant des années je n'ai pas cherché à savoir ce qu'était l'épistémologie et pourquoi Piaget avait associé la génétique à cette affaire ou pourquoi personne n'avait écrit "l'épistémologie historique" (au sens de relative à l'histoire) puisque le titre de Piaget devait signifier, l'épistémologie pour la science des gènes.

J'ai retrouvé l'épistémologie dans les années 80 (j'ai trente ans) avec un épistémologue (il y a des épistémologues), Karl Popper, qui est devenu célèbre en disant (entre autres) que la preuve qu'une théorie était scientifique tenait au fait qu'il était possible de la réfuter ; (paradoxal non ?). En effet les "sciences" qui sont irréfutables, c'est à dire qui n'admettent pas la contradiction ne sont pas des sciences ; et il donne comme exemple le marxisme (qui justement s'affirmait scientifique) et la psychanalyse qui trouve toujours moyen de disqualifier celui qui la met en cause.

Comment expliquer ce qu'est l'épistémologie ? peut-être tout simplement en en donnant la (ou les) définitions.

Littré : Étude du fondement (sur quoi reposent les sciences), des méthodes et du développement des sciences.

Wikipedia : L'épistémologie serait selon la tradition philosophique francophone, une branche de la philosophie des sciences qui « étudie de manière critique la méthode scientifique, les formes logiques et modes d'inférence (déduction essentiellement) utilisés en science, de même que les principes, concepts fondamentaux, théories et résultats des diverses sciences, afin de déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée objective ».

Lorsque je cherche en quoi un syllogisme comme celui que je rapporte est faux, je fais de l'épistémologie.
Tout ce qui est rare est cher ; un cheval bon marché est rare ; donc un cheval bon marché est cher.

On devrait donc trouver autant d'ouvrages épistémologiques généraux que de sciences : épistémologie de l'histoire, épistémologie de l'astronomie, épistémologie de la physique quantique etc. Dans Wikipedia lorsqu'on entre épistémologie dans le moteur de recherche, on trouve plusieurs épistémologies :
- génétique
- évolutionniste
- de la médecine
- constructiviste
- complexe (qu'est ce que ça doit être !)
- sociale
- de la logique
- du placard !!!!! 
- de la géographie.

J'aimerais bien que l'on fasse de l'épistémologie de la pharmaceutique puisque on sait maintenant que de nombreux médicaments n'ont aucun effet thérapeutique. Comment se fait il qu'on n'ait pas cherché à le savoir avant ?

Je me dis que tout enseignant devrait être épistémologue par rapport à ce qu'il enseigne. Karl Popper disait que le vrai scientifique n'est pas celui qui défend bec et ongles sa théorie mais au contraire celui qui fait tout pour démontrer sa fausseté ; c'est le meilleur moyen d'aller vers la vérité.

Pour revenir à l'idée d'enseigner l'épistémologie à l'école, je me demande par quoi on pourrait commencer ; par la source des informations dont nous disposons par exemple ; avec comme source "mon papa dit que ..." l'épistémologie à l'école ça serait la révolution ; les gamins se rendraient compte que leurs parents ne racontent que des conneries !  
L'épistémologie est boostée par Internet ; il paraît que les profs d'université font gaffe car leurs étudiants, connectés pendant les cours, peuvent vérifier à chaque instant si ce qu'ils sont en train de raconter est vrai.

A quand une épistémologie des médias ?










INSTITUTION (Qu'est-ce qu'une institution ?)

Je me souviens d'un cours de droit constitutionnel où le prof nous donne la définition de l'Institution selon le Doyen Hauriou (je crois) : "L'institution est une idée d’œuvre."Pas vraiment explicite !

J'ai retrouvé la notion d'institution avec mon équipe de consultants dans les années (95-2000) ; il ne s'agit plus d'une notion juridique cette fois mais sociologique et psychologique. C'est beaucoup plus intéressant mais aussi beaucoup plus difficile à appréhender.