Un jour, il vient à notre connaissance qu'un philosophe de l'antiquité, Démocrite, avait émis l'idée que le monde était fait de minuscules briques, appelées atomes (insécable en grec), qui constituaient toutes choses par assemblages.
En ce qui concerne ma génération, née après guerre (la 2ème guerre mondiale), avant cela on avait entendu parler de l'atome ; un monument lui a été consacré à Bruxelles, lors de l'Exposition Universelle de 1958 ; on le voyait représenté partout ; j'avais 8 ans j'étais en CM1. Surtout la bombe atomique avait été utilisée pour la première fois à Hiroshima en 1945.
L'image de l'atome nous était familière, un noyau autour duquel tournaient des électrons. Cette icône était déjà fausse du fait que l'échelle n'était pas respectée mais on n'en avait pas conscience ; on voyait en gros un noyau/framboise, autour duquel tournaient des électrons/tête-d'épingle. En réalité pour un noyau de la taille d'une bille, l'électron le plus proche serait à 400 mètres. L'atome c'est du vide.
Il y a quelque temps j'ai acheté un livre* sur les atomes ; j'y ai appris que contrairement à ce que je croyais, le nuage d'électrons (l'orbitale) tournant à grande vitesse autour du noyau ne constituait pas une sphère, du moins que ce n'était que l'une des formes rencontrées. Il y a en réalité 8 formes d'orbitales par exemple la forme où 2 sphères sont accolées ou la forme où 6 "dragées" sont assemblées en rosace.
En tout cas j'étais persuadé que l'atome constituait de la matière, du moins son noyau et ses électrons ; ne donne-t-on pas la dimension du noyau, de l'électron et de l'atome, en picomètres (millième de milliardième de mètre) ? Voilà que je lis** aujourd'hui, et c'est ce que signifiait le principe d'indétermination de Heisenberg, qu'une particule quantique (proton, neutron, électron etc.) n'est pas un petit corps, qu'elle n'a donc pas les attributs classiques des corps, ni vitesse, ni position déterminée.
Ce qui est quand même rassurant c'est que les physiciens à l'origine ou contemporains de cette connaissance ont eu énormément de mal à l'admettre ; ils se disputaient comme des chiffonniers allant jusqu'à l'insulte.
* Atomes de Théodore Gray
** Philosophie Magasine 87 de mars 2015, Étienne Klein p 29
Ce qui est quand même rassurant c'est que les physiciens à l'origine ou contemporains de cette connaissance ont eu énormément de mal à l'admettre ; ils se disputaient comme des chiffonniers allant jusqu'à l'insulte.
* Atomes de Théodore Gray
** Philosophie Magasine 87 de mars 2015, Étienne Klein p 29
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