vendredi 30 mai 2014
VICTOIRE (joie ennivrante de la victoire)
Une fois, une unique fois, j'ai connu la joie de la victoire. C'était aux championnats régionaux scolaires de cross (cadets première année) à Mont-de-Marsan je crois.
Je n'avais eu aucune peine à mener dans le groupe de tête et à 400mètres de l'arrivée nous n'étions plus que deux, nettement détachés des autres.
Je dépasse mon adversaire et je vois qu'il ne suit pas ; j'accélère sans peine et je luis prends une dizaine puis une vingtaine de mètres ; j'arrive à l'entrée du stade et là je sais que j'ai gagné ; quel sentiment ! pendant la dernière ligne droite on savoure déjà la victoire ; j'assure aisément ma première place.
jeudi 29 mai 2014
CLASSES GRAMMATICALES (catégories de mots dans la langue française)
(Ma pédagogie pour cette notion)
Dans le cadre de mon activité de soutien scolaire j'aide les enfants à acquérir cette notion.
Même un bon élève ne sait pas répondre à la question : "Qu'appelle-t-on classe grammaticale" ? (Pour l’Éducation Nationale ce serait évidemment trop simple de demander : "Quelles sont les différentes sortes de mots ?")
Cette formulation ne les aiderait pas beaucoup, je le reconnais. Même si on leur indique un spécimen de classe grammaticale, "verbe", par exemple, ils ne peuvent pas en citer plus de deux ou trois. Au fait, est ce que monsieur tout-le-monde connaît les 10 classes grammaticales ? Non, et c'est normal, ce savoir n'est utile que jusqu'en troisième pour l'épreuve de Français du Brevet dans laquelle certaines questions y font référence.
Pour que les enfants se souviennent du concept et de ce qu'il désigne, voilà comment je procède :
Je leur fais dessiner leurs deux mains en les détourant au feutre sur une feuille de papier ; ensuite j'attribue à chaque doigt une catégorie de mots, et pour faciliter la mémorisation j'ai fait de l'ensemble une petite phrase, où chaque mot représente la catégorie à laquelle il appartient :
Le petit chat me regarde
fixement mais hélas sans que....
Déterminant, adjectif, nom, pronom, verbe
Adverbe, conjonction de coordination, interjection, préposition, conjonction de subordination
NB : la phrase est en deux parties, (mots inscrits sur la main gauche et mots inscrits sur la main droite) : la première partie correspond aux mots variables, la deuxième aux mots invariables.
Dans le cadre de mon activité de soutien scolaire j'aide les enfants à acquérir cette notion.
Même un bon élève ne sait pas répondre à la question : "Qu'appelle-t-on classe grammaticale" ? (Pour l’Éducation Nationale ce serait évidemment trop simple de demander : "Quelles sont les différentes sortes de mots ?")
Cette formulation ne les aiderait pas beaucoup, je le reconnais. Même si on leur indique un spécimen de classe grammaticale, "verbe", par exemple, ils ne peuvent pas en citer plus de deux ou trois. Au fait, est ce que monsieur tout-le-monde connaît les 10 classes grammaticales ? Non, et c'est normal, ce savoir n'est utile que jusqu'en troisième pour l'épreuve de Français du Brevet dans laquelle certaines questions y font référence.
Pour que les enfants se souviennent du concept et de ce qu'il désigne, voilà comment je procède :
Je leur fais dessiner leurs deux mains en les détourant au feutre sur une feuille de papier ; ensuite j'attribue à chaque doigt une catégorie de mots, et pour faciliter la mémorisation j'ai fait de l'ensemble une petite phrase, où chaque mot représente la catégorie à laquelle il appartient :
Le petit chat me regarde
fixement mais hélas sans que....
Déterminant, adjectif, nom, pronom, verbe
Adverbe, conjonction de coordination, interjection, préposition, conjonction de subordination
NB : la phrase est en deux parties, (mots inscrits sur la main gauche et mots inscrits sur la main droite) : la première partie correspond aux mots variables, la deuxième aux mots invariables.
mercredi 28 mai 2014
PANIQUE (moment de panique)
J'avais quarante huit ans et j'avais repris l'entraînement du jogging à l'occasion d'un course organisée dans l'entreprise ; ça avait très bien marché ; après une interruption de la compétition pendant trente ans j'avais fini huitième sur plus de deux cents ; c'était bien.
J'avais donc décidé de remettre ça et je m'étais inscrit à une compétition à Metz ; je ne me souviens plus de la distance mais il fallait faire cinq tours ; il devait y avoir une douzaine de kilomètres. J'avais la forme, ça carburait bien.
Me voyant à quatre cents mètres de l'arrivée, je me mets à accélérer nettement et me voilà doublant des coureurs, dix, vingt, trente...mon petit numéro se déroule depuis deux cents mètres environ et je m'apprête à virer à gauche vers la ligne droite de l'arrivée, quand je vois que personne ne bifurque ; tout le monde continuer tout droit ! je réalise qu'il reste un tour ! panique ! un coup de chaud terrible ; je me dis que je vais jamais pouvoir finir, que je vais devoir m'arrêter.
Je commence par me remettre au même rythme que les autres, je me calme, mon rythme cardiaque redescend et je me dis que je vais essayer de tenir comme ça jusqu'à la fin, la vraie. Je finis sans problème. Mais ce moment où je réalise que j'en prends pour deux ou trois kilomètres de plus alors que je sprintais pour l'arrivée, je ne suis pas prêt de l'oublier.
J'avais donc décidé de remettre ça et je m'étais inscrit à une compétition à Metz ; je ne me souviens plus de la distance mais il fallait faire cinq tours ; il devait y avoir une douzaine de kilomètres. J'avais la forme, ça carburait bien.
Me voyant à quatre cents mètres de l'arrivée, je me mets à accélérer nettement et me voilà doublant des coureurs, dix, vingt, trente...mon petit numéro se déroule depuis deux cents mètres environ et je m'apprête à virer à gauche vers la ligne droite de l'arrivée, quand je vois que personne ne bifurque ; tout le monde continuer tout droit ! je réalise qu'il reste un tour ! panique ! un coup de chaud terrible ; je me dis que je vais jamais pouvoir finir, que je vais devoir m'arrêter.
Je commence par me remettre au même rythme que les autres, je me calme, mon rythme cardiaque redescend et je me dis que je vais essayer de tenir comme ça jusqu'à la fin, la vraie. Je finis sans problème. Mais ce moment où je réalise que j'en prends pour deux ou trois kilomètres de plus alors que je sprintais pour l'arrivée, je ne suis pas prêt de l'oublier.
jeudi 22 mai 2014
RIRE (explosion de rires) I
J’ai
connu deux fois l'explosion de rire.
La
première fois, c’était en terminale en cours de philo. Eléments indispensables : côté prof un
original comme l’exige la matière, côté classe, quelques
vedettes, moitié cancres moitié génies et des patronymes permettant de pratiquer sans retenue le comique de répétition : nous avions un Papillon, un
Lasso, un Emeri (à toi l’Emeri ! évidemment à chaque occasion).
Ce
jour là, avec sa diction lente et précieuse, notre professeur annonce les notes
de dissertation : Chenu …9, Mercier …12, Rancez …8 … Un fol espoir nous
prend, Riolo …9. C’est pas possible qu’il nous le fasse, ce serait trop beau, Emeri….11, Lasso….6. Un hurlement soulève la classe. Joie pure. Il
n’y a que la philosophie pour donner de telles satisfactions.
mardi 20 mai 2014
PINTADE (en cocotte au four ; pommes de terre confites ; citron)
Un plat facile à faire et délicieux. (pour 4 à 6 personnes ; proportionner les pommes de terre)
Dans une grande cocotte ovale (32cm) mettre la pintade salée/poivrée à l'intérieur et beurrée ou huilée à l'extérieur ; et dans laquelle on a mis un citron coupé en 4.
Mettre autour, des pommes de terre grenaille ou des rattes coupées en morceaux, salées et parsemées de petits morceaux de beurre.
Mettre au four avec le couvercle pour 1h15 à 220° ; au bout de 10mn de cuisson ajouter un verre d'eau.
Au moment de servir, bien remuer les pommes de terre dans la cocotte pour les enrober de jus citronné.
Servir dans des assiettes bien chaudes. (utiliser le micro-ondes)
(Se fait aussi bien avec un poulet)
Dans une grande cocotte ovale (32cm) mettre la pintade salée/poivrée à l'intérieur et beurrée ou huilée à l'extérieur ; et dans laquelle on a mis un citron coupé en 4.
Mettre autour, des pommes de terre grenaille ou des rattes coupées en morceaux, salées et parsemées de petits morceaux de beurre.
Mettre au four avec le couvercle pour 1h15 à 220° ; au bout de 10mn de cuisson ajouter un verre d'eau.
Au moment de servir, bien remuer les pommes de terre dans la cocotte pour les enrober de jus citronné.
Servir dans des assiettes bien chaudes. (utiliser le micro-ondes)
(Se fait aussi bien avec un poulet)
samedi 17 mai 2014
ANDOUILLETTE
(Actu : anniversaire de Raymond à Chabris 17-05-2014 ; technique : cuisson de l'andouillette)
L'andouillette n'est pas un grand plat de la gastronomie française mais cela peut être un vrai plaisir si c'est bien fait. Raymond avait acheté deux andouillettes et sachant que j'allais venir, comptait sur moi pour lui préparer ce plat que je lui fais de temps en temps.
J'ai fait sauter à vif un gros oignon coupé grossièrement ; j'ai fait rissoler quelques minutes les andouillettes dans un peu d'huile d'olive.
Je les ai mises dans un plat à four sur le lit d'oignons avec un quart de verre d'eau de déglaçage de la poêle et un demi verre de Sancerre ; 20mn à 150°. Mona avait fait des pommes de terre à l'eau coupées puis bien rissolées à la poêle avec un peu d'ail. C'était vraiment très bon ; j'étais content d'avoir bien réussi ce plat d'anniversaire.
L'andouillette n'est pas un grand plat de la gastronomie française mais cela peut être un vrai plaisir si c'est bien fait. Raymond avait acheté deux andouillettes et sachant que j'allais venir, comptait sur moi pour lui préparer ce plat que je lui fais de temps en temps.
J'ai fait sauter à vif un gros oignon coupé grossièrement ; j'ai fait rissoler quelques minutes les andouillettes dans un peu d'huile d'olive.
Je les ai mises dans un plat à four sur le lit d'oignons avec un quart de verre d'eau de déglaçage de la poêle et un demi verre de Sancerre ; 20mn à 150°. Mona avait fait des pommes de terre à l'eau coupées puis bien rissolées à la poêle avec un peu d'ail. C'était vraiment très bon ; j'étais content d'avoir bien réussi ce plat d'anniversaire.
jeudi 15 mai 2014
MOUSTIQUES (Chasse aux moustiques)
Chaque année, à la saison des moustiques, à Seignosse, y’avait
rodéo anti-moustiques avant de se coucher.
Longtemps j’ai slippé[1] l’indésirable.
Aujourd’hui j’ai trouvé l’arme absolue ; la bête n’a aucune chance, même posée au
plafond, et je ne salis plus le mur ( avec un livre, ou une tapette à
mouches, le moustique était écrasé sur le mur, fallait nettoyer.)
Me souvenant des pistolets à flèches d’autrefois, j’en ai cherché
et trouvé un à « La Grande Récré » à Romo ; sur la ventouse de
la flèche j’ai collé une balle en mousse coupée en deux. La surface plate de
la demi-sphère est juste assez large pour ne pas le rater et avec la vitesse de
la flèche on fait mouche à tout coup. Bingo !
[1]
Slipper : tuer un moustique à coups de slips ; un slip en boule, bien
serré ; inconvénients : la rapidité du jet est préjudiciable à la
précision ; par ailleurs la « boule » ne manque pas de se défaire
en quittant la main et le moustique, atteint par un projectile sans consistance,
en réchappe souvent. (J’ai aussi pratiqué le gant de toilette mouillé mais c’est
pas commode).
vendredi 9 mai 2014
ARBRE (mon intérêt pour l'arbre)
J’aimais
les arbres comme tout le monde quand je suis tombé à 50 ans sur le livre "Mythologie des arbres" de Jacques
Brosse ; ce fut la révélation de l’omniprésence de l’arbre comme symbole,
dans toutes les cultures, depuis l’origine des temps.
Des
lors je n’ai cessé de recueillir les références littéraires philosophiques et
iconographiques dont l’arbre est le sujet. La liste schématique ci-après, donne
une idée de l’étendue de la présence de l’arbre dans notre vie et dans notre culture.
L’arbre
comme créature vivante et comme ressource.
L’arbre
symbole par excellence
L’arbre
comme objet d’art
L’arbre image classificatoire par excellence
Avec
ce que j’avais recueilli je n’ai pas eu de peine à construire et à présenter
une conférence (à base d’images vidéo-projetées) dont l’objectif était de
montrer la place unique de l’arbre dans la psyché humaine.
COMBLES
Parmi les premières blagues qu'on se racontait, gamins (années 50/60) : les combles.
Le comble pour un jardinier : Se mettre tout nu devant ses tomates pour les faire rougir.
Le comble de la politesse (sic) : Chier devant la porte des voisins et sonner pour leur demander du papier.
(Ce serait plutôt le comble de l'hygiène ou encore de la provocation non ?).
Le comble pour un garagiste : Déshabiller une DS pour s'en faire une ID.
A 12 ans on est un peu polarisés scato et sexe !
Plus tard j'apprécierai plutôt les oeuvres de l'esprit :
Le comble pour un anthropophage : Porter des culottes bouffantes.
Selon Michel Musolino (150 idées reçues sur la France) les français sont les champions pour jouer avec les mots : les Allemands, les Italiens ne connaîtraient pas les combles ?
Le comble pour un jardinier : Se mettre tout nu devant ses tomates pour les faire rougir.
Le comble de la politesse (sic) : Chier devant la porte des voisins et sonner pour leur demander du papier.
(Ce serait plutôt le comble de l'hygiène ou encore de la provocation non ?).
Le comble pour un garagiste : Déshabiller une DS pour s'en faire une ID.
A 12 ans on est un peu polarisés scato et sexe !
Plus tard j'apprécierai plutôt les oeuvres de l'esprit :
Le comble pour un anthropophage : Porter des culottes bouffantes.
Selon Michel Musolino (150 idées reçues sur la France) les français sont les champions pour jouer avec les mots : les Allemands, les Italiens ne connaîtraient pas les combles ?
MAGRET DE CANARD (cuisson)
Procédé facile et propre qui garantit une cuisson exacte.
2 magrets pour 4.
Mettre un plat à chauffer 10mn à 270 au milieu du four.
Au couteau faire des grands croisillons côté graisse, allant jusqu'à la viande.
Saler, poivrer les magrets ; les poser côte à côte dans le plat brûlant.
Les cuire précisément 10 minutes ; les enlever avec une écumoire, les faire reposer 7 minutes entre deux assiettes chaudes.
Présenter les tranches en tuiles ou en éventail ; arroser avec le jus sorti pendant le repos.
Servir avec des pommes de terre sarladaises, ou avec une purée céleri/pommes de terre et des quartiers de pommes sautés à la poêle.
Avoir absolument des assiettes chaudes car le magret ne peut pas être très chaud étant cuit rosé et ayant reposé plusieurs minutes (micro ondes idéal).
jeudi 1 mai 2014
PRESSION (mettre la pression)
(ACTU : une expression bien dans l'air du temps ; AUTOBIOGRAPHIE)
Avant d'être opéré des végétations à sept ans, je ne mangeais rien, je restais immobile devant mon assiette, j'avais pas faim. Ma mère ne savait plus quoi faire. Au comble de l'exaspération, deux ou trois fois, elle m'a envoyé manger au bord du trottoir, devant la maison (nous habitions un lotissement, aux larges trottoirs plantés d'acacias). Je me revois, ma serviette autour du cou, l'assiette sur les genoux. J'appréhendais l'apparition d'un passant d'un côté ou de l'autre de la rue ; à cette heure là heureusement il n'y avait pas grand monde mais je me souviens de l'air intrigué d'un ou deux cyclistes témoins de ma honte inoubliable.
Avant d'être opéré des végétations à sept ans, je ne mangeais rien, je restais immobile devant mon assiette, j'avais pas faim. Ma mère ne savait plus quoi faire. Au comble de l'exaspération, deux ou trois fois, elle m'a envoyé manger au bord du trottoir, devant la maison (nous habitions un lotissement, aux larges trottoirs plantés d'acacias). Je me revois, ma serviette autour du cou, l'assiette sur les genoux. J'appréhendais l'apparition d'un passant d'un côté ou de l'autre de la rue ; à cette heure là heureusement il n'y avait pas grand monde mais je me souviens de l'air intrigué d'un ou deux cyclistes témoins de ma honte inoubliable.
TOURNOI
J’avais des tournois une image fausse : deux cavaliers
en armure, de part et d’autre d’une lice qui s’élancent l’un vers l’autre,
lance en avant ; en fait il s’agit là d’une joute, non d’un tournoi.
J’ai dactylographié le chapitre correspondant aux tournois
en adaptant le vocabulaire ici ou là pour le rendre lisible à mes voisins de palier et amis.
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