dimanche 22 juin 2014

FRELON (asiatique)

(R : je l'ai fait)

Nous venions de déménager à Bordeaux ; je passe devant l'étal d'un poissonnier du marché en plein air jouxtant l'église Saint Seurin et je vois tout un tas de grosses bestioles noires, comme des frelons mais de couleur différente, manifestement attirées par l'odeur du poisson ; je vois le poissonnier râler et chasser une bête ; il se fait piquer...

J'apprends qu'il s'agit bien de frelons, asiatiques qui sont en train d'envahir l'europe à partir de Bordeaux ; ils seraient arrivés de chine dans une cargaison de poteries en 2005.

Je me mets à réfléchir à la façon d'en débarrasser les poissonniers ; entre temps j'en ai repéré un dont l'étal fait plus de dix mètres littéralement envahi ; il y en a partout posés sur les poissons, les crevettes et ils volent en groupe autour de l'employé qui pare les poissons.

L'idée que j'ai, c'est de les aspirer comme on fait dans la chambre quand il y a des araignées ; j'achète un aspirateur bas de gamme et je me munis d'une grande rallonge pour tondeuses. Pour les tuer une fois dans le sac, je décide d'aspirer des tampons de démaquillage imbibés d'éther. Reste à confirmer que l'aspiration va être suffisante.

Je demande à mon poissonnier de m'indiquer une prise et c'est parti. Je remarque que sur le côté de l'étal ils sont nombreux sur les crabes en vrac dans un     . J'allume mon aspirateur et le commence la chasse ;  ceux qui sont posés j'arrive à les aspirer facilement ; au bout de quelques minutes j'ai le coup de main : j'approche mon tuyau de la bête et lorsque je suis à 30 cm, j'avance la bouche de mon tuyau sur elle d'un coup brusque ; elle est aspirée imparablement ; j'arrive à en avoir quelques un en vol mais c'est plus aléatoire.

Au bout de 20mn j'en aurai aspiré 160 ; je les ai comptés après les avoir gazés évidemment. Je me dis que c'est les apiculteurs qu'il faudrait aider parce que ces frelons tuent les abeilles ; j'ai pensé à m'installer non loin d'une ruche, avec un groupe électrogène pour mon aspirateur et une table sur laquelle j'aurais disposé des morceaux de poisson. Ça, je ne l'ai pas encore fait.


samedi 21 juin 2014

TRAVAIL (mon premier job)

(Marion a dit hier à Mona que lorsque ses amis lui demandaient ce que je faisais à EDF, elle ne savait pas répondre)

J'ai été embauché à EDF le 1er janvier 1974, dans la Direction de la Production, juste au moment du lancement par le gouvernement de son grand programme nucléaire. Avec ma maîtrise de droit j'étais destiné à occuper des postes administratifs ou financiers. Après deux ans de formation, où je suis immergé successivement dans les services  du Personnel, de la Comptabilité, et des Affaires Générales (immobilier, logement des agents, fiscalité etc) je suis affecté à la centrale nucléaire de Dampierre en construction, pour occuper le poste de responsable du service administratif.

Je ne fais pas partie des gens particulièrement dégourdis et mes patrons lyonnais étaient défavorables à cette affectation. Un "gradé" qui me connaissait, ami de mon père, n'en avait cure et considérait que j'avais le profil et la personnalité pour cette fonction habituellement occupée par des gens sortis du rang, très compétents mais qui avaient parfois l'image d'âme damnée du patron, appliquant la réglementation d'une façon tatillonne.

La fonction du service administratif est d'assurer la fonction personnel locale : faire entrer les mutés et les embauchés dans le système de gestion du personnel et le régime propre de sécurité sociale, loger les arrivants (affecter les logements en fonction des compositions familiales, faire choisir les papiers peints, ordonnancer les loyers) faire en sorte que les éléments de paye soient entrés dans le système de paye (la gestion du personnel d'une centrale n'est pas simple avec les gens en 3x8, les gens d'astreinte, le pointage de l'activité journalière de tout ce beau monde).
Sous ma responsabilité j'avais aussi le secrétariat (à l'époque de l'arrivée des machines IBM à boule) et la documentation centralisée (administrative, réglementaire et technique) en cours de définition.

J'avais 9 personnes sous ma responsabilité. Tout le monde était jeune, tout le monde était plus ou moins novice dans sa fonction.
J'avais personnellement la responsabilité d'être celui qui assurait l'assistance de la direction en matière RH comme on dit aujourd'hui ; en réalité mes patrons en savaient beaucoup plus que moi dans ce domaine ayant occupé des postes de management depuis des années avant d'être nommés directeurs de centrale.
 Le mien était un type très bien, un humaniste, soucieux d'avoir de bons rapports avec les syndicats (c'est à dire avec la CGT -c'est l'époque où la direction d'EDF cherchait à dessérer l'étreinte de la CGT en donnant une place plus grande à la CFDT jugée plus moderne, moins systématiquement en confrontation).
Ce n'était pas facile comme entrée dans la vraie vie professionnelle (à l'époque on ne savait pas trop impliquer progressivement les cadres débutants) mais j'avais un environnement favorable : un démarrage de centrale c'est beaucoup plus cool relationnellement qu'une vieille boutique ; les gens arrivaient presque tous avec une promotion ; leur niveau de technicité pour le nucléaire était beaucoup plus élevé que celui des vieilles centrales classiques au gaz au charbon ou au fuel. On leur proposait des maisons neuves, modernes (une chambre par enfant) et surtout on recrutait énormément ; on essayait de ne pas embaucher de futurs syndicalistes CGT rétrogrades mais des jeunes ouverts et ambitieux ; à l'époque, on organisait la logistique des recrutements pour les chefs de service et on absorbait une douzaine de jeunes embauchés par mois.
Ma collaboratrice directe en matière RH était une amie, et une professionnelle aguerrie ; ça aide !

 Est ce que j'ai été bon dans cet emploi ? Techniquement j'étais bien préparé par ma formation ; je n'avais pas la compétence des administratifs blanchis sous le harnais dont j'étais l'alternative (j'étais le premier jeune diplômé à occuper cette fonction à la Production d'EDF) mais j'étais dynamique et pour moi un problème ça se réglait si on l'attaquait ; j'attaquais les problèmes que mon service rencontrait.


vendredi 20 juin 2014

OBJETS (objets de mon enfance)

Dans mes "Je me souviens" j'ai évoqué les objets de mon environnement lorsque j'étais petit ; c'était le but de la manoeuvre, je voulais faire revenir tous les souvenirs possibles : événements, objets, manières de parler, usages de la table etc.

Aujourd'hui certains de ces objets sont à Bègles ou à Mendionde ; je ne les ai pas récupérés comme mon père me l'a proposé ; je ressens qu'ils seraient incongrus dans mon appartement, mais je garde un oeil sur eux, je ne veux pas qu'ils disparaissent.

A vrai dire la plupart des objets de mon enfance ont disparu, parmi les rescapés :
- un pichet en forme de canard qui trônait sur le buffet de la pièce à vivre à Moissac
- un pot en faïence blanche orné de petites fleurs posé sur la table de chevet de ma mère aux Castors.
- le tambourin à grelots ayant servi à apprendre à parler à Francis
- un petit âne gris dont la tête articulée dodelinait et qui habitait la salle à manger sombre et inutilisée de la tante Yvonne
-une boîte en carton avec quelques pierre de collection dont un morceau de stalactite.
- l'horloge de la tante Yvonne continue à faire son boulot à Mendionde.

Ceux-là je vais pouvoir les photographier pour mon musée personnel, mais les autres, ceux qui ont disparu ? il me reste à en dresser l'inventaire et à les décrire ; ça ne sert à rien, je sais, mais dans le Philictionnaire on trouve ce genre de choses.

(NB un catalogue des objets de mon enfance, avec photos, sera constitué)

ACTUALITE (à propos du Philictionnaire)

Certains articles du Philictionnaire sont déclenchés par l'actualité : un événement, une information issue des medias, une lecture de quotidien ou de magasine.

Par exemple au moment où  j'écris cet article, je viens de lire dans Le Monde des Livres daté du vendredi 20 juin, un article sur "L'attachement aux choses" de Thierry Bonnot. L'auteur, historien et ethnologue, à partir de photos de son intérieur, essaie de retrouver en quelles circonstances il a acquis les objets.

Il se trouve que chez mon beau-père, j'ai photographié les objets que l'on trouve sur les meubles et les étagères ou fixés au mur. Je les ai portraiturés, de près, dans leur environnement mais aussi isolés sur fond neutre.
En ce qui concerne mes propres objets, il y a longtemps que je garde l'image de montres anciennes, de jouets miraculeusement conservés etc.

Ainsi cet article de presse a déclenché la rédaction d'une entrée du Philictionnaire parce que je me retrouve dans la démarche de cet ethnologue qui se demande "si on peut totaliser une vie dans les objets auxquels on s'est attaché" (traduire : si on peut évoquer l'ensemble d'une vie à travers les objets que l'on a fait acquis et conservés)

Cette entrée, on la trouvera au mot OBJET. (J'écris au futur car en ce 20 juin 2014 à 16h20 elle n'est pas encore écrite.)

MILLE MÈTRES (épreuve de demi-fond cadet 16-17ans)

La course à pied est le sport dans lequel j'ai été bon ; en cadet j'ai pratiqué le demi-fond, le 1000 mètres pendant la saison d'athlétisme d'été, et le cross l'hiver.
Le 1000 mètres correspond à deux tours de piste 3/4 ; le départ est donné dans la ligne droite opposée à l'arrivée.
À l'école le 1000 mètres faisait partie des disciplines pratiquées pendant les cours de "gym". Lors de mon premier 1000 mètres dans ce cadre j'ai fait 2' 56''. Mon meilleur temps 2' 48'', un bon temps , je ne me rappelle pas à quelle occasion je l'ai fait.
J'ai participé aux championnats de France d'athlétisme par équipe, en cadet ; mon école, Saint Genès avait une super équipe de cadets : nous avons été champions de France. Moi j'ai raté mon 1000 mètres ; je suis parti trop vite, ce qui ne me convenait pas ; et j'ai ramé ; au final, une contre-performance, mon pire résultat sur la distance : 3'02".
Je trouvais que c'était dur ; la distance était assez courte et donc le train rapide, mais au Lycée j'étais le roi.
Pour info le record de France de l'époque (1966) était de 2'30".

mercredi 18 juin 2014

JEUX DE COURS DE RECREATION

Au primaire c'était les billes ; je ne me souviens pas d'autres jeux. Au collège, en sixième nous jouions avec des petites voitures ; on faisait la course en les faisant rouler sur les marches des grands escaliers. Il y en avait de magnifiques : je me souviens d'une voiture de sport Solido d'un bleu ! (je cherche ce modèle sans succès jusqu'à présent). On avait transporté le jeu à la maison : sur une surface bien place on étalait du sable et on dégageait soigneusement un circuit ; ensuite chacun faisait avancer sa voiture en poussant les billes ; on mettait sa voiture à l'endroit où la bille s'était arrêtée ; évidemment si la bille était sortie de la route la voiture n'avançait pas.

Il y a eu aussi la folie des osselets que j'ai du mal à situer dans le temps ; je pense que c'était au primaire. Cinq osselets en forme de petites vertèbres, quatre blancs et un rouge, qu'il s'agissait de lancer pendant qu'on faisant toutes sortes de figures avec les blancs. Je me souviens d'un jeu d'osselets en métal, quatre argentés et le rouge ; j'en étais fou.

Ensuite il y a eu la pelote basque ; les murs ne manquaient pas pour ça à l'école et il y avait même un vrai fronton basque ; à la récré il fallait aller vite pour prendre les meilleurs places ; pour prendre possession du mur sur lequel on avait jeté notre dévolu il fallait être les premiers à  le toucher  avec la balle ; en cas de concurrence on la lançait d'aussi loin qu'on pouvait. On jouait avec une balle de tennis. On organisait des tournois.
Ensuite il y a eu le foot ; en troisième on avait organisé un véritable championnat avec des équipes de quatre joueurs.
Une fois grands, dès la première dans mon souvenir, on n'avait plus de jeux, en récréation on discutait.

BILLES

À l'école primaire je me souviens bien de l'époque des billes. Il y avait plusieurs jeux de billes évidemment : un jeu contre le mur où il s'agissait de toucher la bille posée au centre d'un demi-cercle ; celui qui touchait gagnait toutes les billes qui étaient restées à l'intérieur du demi-cercle. Un autre jeu consistait à chasser d'un cercle la mise que chacun des joueurs avait dû mettre ; à quelques mètres du cercle une ligne permettant de donner l'ordre dans lequel les joueurs tentaient leur chance ; on se positionnait derrière le cercle et on lançait notre "piastre" (un caillou plat ou un morceau de tuile) essayant d'être le plus près possible de la ligne ; le plus près jouait le premier. On lançait la piastre qui en glissant amenait des billes avec elles ; les billes sorties du cercles étaient gagnées mais attention à celui dont la piastre restait dans le cercle ; il rendait les billes gagnées ou devait en rajouter pour avoir la possibilité de continuer à jouer.
Il y avait aussi un jeu consistant à envoyer des billes dans des trous de différentes tailles faits dans une planchette. Plus le trou était petit, plus on gagnait de billes ; le nombre était inscrit au dessus du trou.
Il y avait bien sûr le jeu de base, la poursuite, qui consistait à essayer de toucher la bille de l'autre ; chacun lançait à son tour ; bille touchée, bille gagnée.

Les billes étaient en terre cuite peinte ; bien sûr on pouvait en acheter mais un vrai joueur gagnait ses billes. Je me souviens qu'un de mes voisins, l'aîné de six garçons, un grand de 12 ans sans doute, mettait ses billes dans une grosse chaussette de laine écru comme on en portait l'hiver à l'époque.

dimanche 15 juin 2014

SPORT

Le sport, les jeux d'adresse font partie de mon identité. Quand j'étais jeune, je n'étais pas intellectuel, j'étais sportif.
J'ai commencé par le foot (minime, cadet), j'ai aussi fait du judo mais je n'étais pas fait pour ces sports physiques. Vers l'âge de 12 ans mon père m'a initié au jokari et à l'école j'ai découvert la pelote basque ; nous jouions avec une balle de tennis ; on organisait des tournois à la récréation, on ne pensait qu'à ça. Au pays basque où nous allons passer les vacances à partir de 1964 (j'ai 14 ans), je découvre la pala avec Joseph, un gamin du coin ; c'est le grand amour avec la pala ; le bonheur c'est d'être sur un fronton ; plus tard quand nous aurons acheté la maison de Mendionde, j'ai 20 ans, j'y rejouerai, parfois jusqu'à l'épuisement avec les adolescents du coin deux contre deux et on change d'équipier à chaque partie. Je me mets même à "la main nue"avec eux mais que c'est dur une balle de pelote ; c'est un très bon souvenir.

En même temps j'ai découvert le tennis ; toujours en terre battue à l'époque ; je n'oublierai jamais la sensation d'entrer sur un cours, de l'arroser et de jouer sur cette surface rouge. Je suis assez fait pour ça ; séparé de l'adversaire par un filet qui me protège de l'agression physique, je peux me servir de mon adresse et surtout je suis teigneux et je n'aime pas perdre.
Je ferai de la compétition mais en course à pied, en cross principalement, le sport où je suis le meilleur (en cadet, junior) ; je m'entraîne beaucoup ; je réussis sans souffrir ; si j'avais eu un entraîneur qui me pousse, qui m'apprenne à souffrir, j'aurais fait une bonne petite carrière régionale.

Au début de ma vie professionnelle à Lyon, j'étais logé en résidence étudiante ; là je me suis mis au ping-pong ; des stagiaires adultes du monde entier étaient également logés dans la résidence, je suis devenu balaise ; j'ai alors pu battre mon père qui jusque là m'avait tenu la dragée haute (il faut dire qu'après le travail il allait jouer au ping-pong dans les sous-sol de l'entreprise, il était bien entraîné. Je me souviens de ce moment où j'étais devenu plus fort que lui ; c'était à Mendionde, nous avions installé la table de ping-pong dans la salle de séjour, ça donnait.

Le sport ensuite ce sera le jogging ; des sorties de 45mn à une heure ; je suis bien ; ça me tient en forme ; à Cattenom on organise un "challenge du nombre" (une course où tout le monde est invité ; chacun fait ce qu'il peut) ; ce sera ma dernière heure de gloire sportive (j'ai 38 ans) ; après une interruption de toute activité sportive pendant plusieurs années, je reprends sérieusement l'entraînement et je finis 8ème une épreuve de 8 km avec des tronçons en côte. Je fais mon jogging dominical jusque dans les années 2000.

INCREDULITE

Un collègue de Cattenom ne pose une petite devinette mathématique de niveau collège voire primaire. Je fais mon calcul et le résultat est surprenant ; je doute que cette réponse soit la bonne. Je ne suis pas le seul à douter ; mon collègue me dit qu'un de ses amis, complètement incrédule devant le résultat a refait cent fois, oui cent fois le calcul, ne pouvant se résoudre à accepter la réalité : ça c'est de l'incrédulité.

Evidemment vous attendez le problème ! le voici :
Vous avez un ballon de foot-ball ; vous l'entourez d'une ficelle qui colle au ballon sur sa circonférence ; vous ajoutez un mètre de longueur à cette ficelle : de combien est elle désormais écartée du ballon ?
Vous "prenez" la terre et vous imaginez qu'une ficelle court tout le long de sa circonférence ; là aussi vous ajoutez un mètre de ficelle ; de combien cette ficelle est elle écartée de la terre après ce rajout ?

Et vous, êtes vous incrédules ?

jeudi 12 juin 2014

FOOTBALL

(Actualité : ce soir commence la coupe du monde de football 2014 au Brésil)

J'ai joué au foot dans ma jeunesse ; en minimes (10-11ans) à Pessac ; je n'étais pas bon ; je n'avais pas la présence physique nécessaire.
Je me souviens qu'un dimanche nous jouions en lever de rideau et un gus commentait notre match au micro ; il avait qualifié un tir au but qu'exceptionnellement j'avais eu l'occasion de tenter, de "shoot de gueille*". Plus tard en cadet (14-15 ans) le médecin de famille apprenant que je joue au foot me recrute pour le BEC (Bordeaux Étudiant Club) ; j'arrive dans une bonne équipe mais je suis toujours mauvais ; je suis demi, c'est à dire sans véritable compétence, ni attaquant, ni défenseur. Je ne sais jamais trop ce qu'il faut faire sur le terrain ; il faut dire qu'on ne nous l'apprend pas ; ça m'a toujours étonné cette absence de formation dans les activités des jeunes.
A cette époque là je me révèle très bon en course à pied ; j'abandonne le foot pour l'équipe de cross du BEC.
Mais je n'en ai pas fini avec le foot ; quelques années plus tard, ma première affectation professionnelle m'amène dans un bled paumé ; le midi en attendant la construction de notre cantine nous fréquentons le café-restaurant du coin où règne Jojo, le facteur, animateur d'un club de foot très vivant et père de trois bons joueurs. Pour ne pas rester isolé (j'étais célibataire) j'entre dans le club et me voilà à nouveau sur le terrain, dans une équipe B de bras cassés, à courir vainement après le ballon.

*une gueille en parler Bordelais,  une serpillère.

jeudi 5 juin 2014

UNIVERS (taille de l'univers)

Quelle est la taille de l'univers ? La question serait simple si ne venait la compliquer, la distinction univers visible/ univers total. Je ne veux pas que la question de l'univers visible (le problème posé par la compréhension de ce qu'est l'univers visible) me détourne de la connaissance de la taille de l'univers dans son ensemble. (c'est comme si on renonçait à estimer la taille d'une maison sous prétexte qu'on ne sait pas comment prendre en compte la mezzanine de la salle de séjour).

On sait que l'univers a grandi comme un ballon de caoutchouc dans lequel on souffle ; dans un premier temps (une fraction de seconde) il a atteint une taille phénoménale, puis ensuite il a grandi continuellement pendant 14 milliards d'années, et il continue à grandir ; les astronomes ont même constaté, il y a quelques années, que sa vitesse d'expansion avait augmenté.

Dans son "Dictionnaire amoureux des étoiles " (2009) Trinh Xuan Thuan, donne le rayon actuel de l'univers en cm ; je préfère donner le diamètre et en km :
2x10 puissance 47 (km) : impossible à nommer de façon compréhensible (200 milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de km.)

Pour tenter de faire réaliser cette dimension il propose également une comparaison d'échelle : si le rayon de l'univers total était de la taille de la terre, le rayon de l'univers visible (encore lui)  serait 2 millions de fois inférieur à un proton.

Je préfère proposer une autre comparaison d'échelle, parlante celle là, car nous ne sommes pas capables d'appréhender la taille du proton alors a fortiori la taille d'un 2 millionième de proton :

Si l'univers visible était de la taille du diamètre d'une bille de stylo à bille (1mm), l'univers total aurait un diamètre équivalent à celui d'une galaxie. (plus précisément le diamètre d'une galaxie deux fois plus grande que la notre : 200 000 années lumière.)
Vous allez me dire que nous ne sommes pas capables d'appréhender une dimension correspondant au diamètre d'une galaxie, et vous aurez raison, mais ce que cette petite recherche m'a appris c'est combien l'univers total est incomparablement plus grand que ce que nous pourrons jamais voir de sa partie visible.
Je me demandais si l'univers était 100 fois, 1000 fois, un million de fois plus grand que celui dont on parle sans cesse, le minuscule univers visible de nos télescopes, eh bien la disproportion de taille est hors de notre appréhension : des milliards de milliards de fois plus grand. (1 million de milliards de milliards de fois)

PS : dans un article de février 2014 Science et Vie déclare "que la taille de l'univers est inconnue, peut-être infinie"

JOKARI


Le Jokari aura été une des passions de ma vie. Le Jokari, pour ceux qui l'ignorent, c'est ce jeu d'extérieur consistant en une balle reliée à un bloc de bois par un élastique et que deux joueurs se renvoient avec une raquette.
Ce jeu qui date d'avant la télévision et d'avant la démocratisation du tennis  (on le voit plusieurs fois évoqué dans Boule et Bill et dans Gaston la gaffe) ; tout le monde, dans ma génération a eu un Jokari ; il existe toujours, à l'état de fossile selon moi, car s'il se vend encore (le fabricant à qui j'ai téléphoné m'a dit que c'était un produit de saison qui marchait bien)  personne ne sait plus y jouer, la règle du jeu s'étant perdue.
Or pour le Jokari, il faut un dispositif permettant le jeu, comme le filet pour le tennis faute de quoi quand vous avez tenté cinq minutes de jouer avec quelqu'un, sans succès, vous rangez le jeu et c'est fini, vous ne le touchez jamais plus.

J'ai été voir sur internet ; j'ai vu des collectionneurs et des gens qui font des démonstrations mais pas trace d'une règle du jeu.

J'avais une douzaine d'années quand mon père m'a initié au Jokari ; j'étais sportif et adroit, ce fut une révélation. Nous avons même joué à trois devant la maison avec un voisin. (gare aux coups de raquettes). Dans le sud-ouest c'était un jeu de plage ; je me souviens de parties sur la plage d'Hendaye quand le sable est plat et dur comme une route. J'ai joué longtemps avec mon père qui adorait ce jeu de sa jeunesse.

Si vous voulez connaître le dispositif du jeu et vous régaler, appelez moi !