jeudi 12 juin 2014

FOOTBALL

(Actualité : ce soir commence la coupe du monde de football 2014 au Brésil)

J'ai joué au foot dans ma jeunesse ; en minimes (10-11ans) à Pessac ; je n'étais pas bon ; je n'avais pas la présence physique nécessaire.
Je me souviens qu'un dimanche nous jouions en lever de rideau et un gus commentait notre match au micro ; il avait qualifié un tir au but qu'exceptionnellement j'avais eu l'occasion de tenter, de "shoot de gueille*". Plus tard en cadet (14-15 ans) le médecin de famille apprenant que je joue au foot me recrute pour le BEC (Bordeaux Étudiant Club) ; j'arrive dans une bonne équipe mais je suis toujours mauvais ; je suis demi, c'est à dire sans véritable compétence, ni attaquant, ni défenseur. Je ne sais jamais trop ce qu'il faut faire sur le terrain ; il faut dire qu'on ne nous l'apprend pas ; ça m'a toujours étonné cette absence de formation dans les activités des jeunes.
A cette époque là je me révèle très bon en course à pied ; j'abandonne le foot pour l'équipe de cross du BEC.
Mais je n'en ai pas fini avec le foot ; quelques années plus tard, ma première affectation professionnelle m'amène dans un bled paumé ; le midi en attendant la construction de notre cantine nous fréquentons le café-restaurant du coin où règne Jojo, le facteur, animateur d'un club de foot très vivant et père de trois bons joueurs. Pour ne pas rester isolé (j'étais célibataire) j'entre dans le club et me voilà à nouveau sur le terrain, dans une équipe B de bras cassés, à courir vainement après le ballon.

*une gueille en parler Bordelais,  une serpillère.

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