lundi 29 septembre 2014

POESIE (la poésie et moi)

J'ai souvent envie de lire des poésies mais je n'ai pas encore achevé le deuxième vers que je décroche, en accélérant ma lecture à la recherche d'une connexion qui ne se fait pas.

Au lycée j'ai aimé des poésies de Baudelaire, de Victor Hugo, de José Maria de Hérédia. Plus tard j'ai acheté une anthologie de la poésie française ; de temps en temps je la prends et je lis ici où là ; il y a des merveilles que j'ai plaisir à retrouver.

Sur mon iPad, j'ai des poésies dites par des comédiens ; j'en emprunté des CD à la médiathèque et je les ai enregistrés. Le bonheur c'est d'aller me promener dans la nature, sous les arbres, au bord du Cher, au bord du Nahon et d'écouter ces diamants ; souvent la beauté et la tristesse de ces poèmes me serre le coeur et je pleure, touché, heureux, seul, loin de tout.

Je me souviens qu'au lycée en première ou en terminale, j'avais eu une banane à un commentaire de texte, "Voyelles" de Rimbaud ; je ne savais pas quoi dire, tout m'était étranger, hermétique ;  j'ai fait des années plus tard l'expérience contraire : cela faisait des années que je m'intéressais aux arbres, dans la mythologie, la religion, dans tout, et j'étais tombé sur une poésie de Geo Norge, "L'arbre des légendes"; tiens, attendez-moi un instant,  je vais me la relire ! à tout de suite......

.... ; je disais donc, j'ai fait une expérience extraordinaire ; je savais tellement de choses sur les arbres que je suis entré dans cette poésie comme dans un jardin familier : tout me parlait, tout m'était connu, cher à mon coeur, délicieux.

Pour mieux supporter le métro dans les années où j'y passait tant de temps j'avais appris des poésies par coeur (j'avais eu du mal) et je me les récitais, les yeux fermés.

je viens de m'acheter un livre de Haikus, ces micro poèmes japonais (17 syllabes) ; dans la catégorie des érotiques, il y en a qui m'ont bien fait rire.

SCOLARITÉ (ma scolarité)

Notre scolarité pèse lourd dans nos souvenirs, sans doute à cause de sa durée (20% de la durée probable de ma vie), mais surtout parce que c'est là que s'est forgée l'image que nous avons de nous-mêmes ; à mon avis une image très dépendante de nos résultats scolaires.

Je n'ai pas été à la maternelle ; je ne sais pas pourquoi ; à mon idée il n'y en avait pas à l'époque. Né le premier janvier 1950 j'entre en CP en septembre 1955, dans ma cinquième année donc.
Mon plus vieux souvenir d'école date du CP, la première heure je crois ; le maître nous avait fait prendre notre livre de lecture et nous lisions ; enfin, les autres lisaient ; moi je cherchais désespérément à quel endroit pouvait bien être le lecteur ; je risquais pas trouver, je savais pas lire ; lorsque j'avais raconté ça à ma mère elle m'avait envoyé dans les dents : tu n'as jamais voulu apprendre à lire avec moi.
Je termine le CP avec deux souvenirs marquants : un jour je souffle bêtement sur la plume de mon porteplume pour faire partir une espèce de poil qui salope mon écriture ; ce faisant je projette sur mon cahier une galaxie de petites tâches. Le maître me sort de ma place m'épingle le cahier ouvert dans le dos et me fait traverser la classe et pour faire bonne mesure celle de sa femme qui jouxte et communique avec la sienne. Je me souviens d'avoir pleuré, en fait avoir fait semblant de pleurer ; c'est la contenance que je réalisai alors avoir adoptée pour gérer cette première humiliation. Je passe sur la manière du maître, monsieur Amozénova, pour aborder avec mon deuxième souvenir du CP, l'autre point fort de ce hussard de la République, son côté visionnaire : ma mère va le voir pour faire le point au cours de l'année ; il lui déclare tout net que son rejeton vu ses performances, n'ira probablement pas très loin dans les études. Contente la maman je suppose !

Au milieu du primaire je change d'école ; je passe dans une école libre ; l'histoire familiale veut qu'ayant dû y mettre mon frère (c'était vraiment indispensable car il était malentendant et passablement agité et l'école républicaine ne savait pas gérer ça) mes parents avaient dû m'y mettre aussi car depuis son départ "je ne faisais plus rien à l'école".

Me voilà dans une classe à plusieurs niveaux : les CM1, les CM2 et ceux qui préparent le Certificat d'Études ; j'y passerai trois ans car, faute d'avoir réussi l'examen d'entrée au lycée, j'ai redoublé mon CM2 (sans vraiment m'en rendre compte eu égard à la composition de la classe).
Le régime : essentiellement français (une voire deux dictées par jour) et arithmétique ; c'est grâce à l'arithmétique que je découvre la dureté du noyer : le maître, un grand gaillard impressionnant, nous invite à nous mettre à la queue leu-leu par note décroissante, le premier se positionne contre son bureau et ainsi de suite jusqu'au fond de la classe ; avec sa règle en noyer donc, pédagogiquement appliquée sur nos doigts fermement saisis par sa grosse patte, il complète adroitement son enseignement par un peu de motivation.

L'année suivante en 1961, à 11 ans j'entre en 6ème à Saint Genès, immense bâtisse tenue par les Frères des Écoles Chrétiennes ; je suis en série C pour classique avec latin et à partir de la 4ème deux langues vivantes (anglais et allemand). Je finis l'année 4ème de la classe ; ensuite je ne cesserai de baisser.
Ma 3ème est catastrophique ; je suis au fond du classement ; plusieurs fois dernier au bulletin hebdomadaire. Malgré cela, pistonné par la mère de mon meilleur copain, professeur principale (français et allemand), je passe en seconde C ; je n'y reste qu'un trimestre, ma nullité en maths étant avérée. Je passe donc en seconde L (pour littéraire) où je suis beaucoup plus à l'aise, en tout cas beaucoup moins malheureux. Je passe le Bac en 1968, à l'oral pour toutes les matières, car les "événements de 68" ont complètement désorganisé le pays pendant plusieurs semaines ; je l'obtiens mention passable, avec une très grande majorité de mes condisciples puisque ce Bac a été "donné".

Je n'ai pas été heureux à l'école ; ma faiblesse en maths m'a pourri la vie et puis sans doute aussi mon manque d'énergie pour travailler ; je suis entré en fac de Droit, tout a changé ; j'étais un lycéen médiocre, j'ai été un bon étudiant.


dimanche 28 septembre 2014

SCOLARITÉ (scolarité de mon père)

Je viens seulement de noter avec précision la scolarité de mon père. Il y a pourtant souvent fait référence mais par bribes et son parcours n'était pas facilement compréhensible car à son époque les cursus étaient très différents d'aujourd'hui. A cela il faut ajouter des faits contradictoires : bien que dans son milieu on quittait l'école dès le certificat d'études son père l'a laissé poursuivre ses études mais, malchance, sa scolarité a été interrompue par la guerre.

Papa passe son certificat d'études en 1935 (à 12 ans) ; la majorité des enfants entrent alors dans le monde du travail ; on propose aux meilleurs éléments un cursus de quatre ans : une année de Cours Supérieur, et trois années de Cours Complémentaire qui les amènent au Brevet Élémentaire d'Enseignement.

Il existe un concours permettant de passer directement du Certificat d'Études au Cours Complémentaire, en sautant le Cours Supérieur.  Après le passage du Certificat d'Études les meilleurs sont gardés quelques jours pour préparer ce concours ; papa le réussit.
Il fait donc sa rentrée 1935/1936 en première année de Cours Complémentaire.

Il dit qu'il se découvre mauvais élève car il n'a pas de bons résultats ; en fait il ne travaille pas ; paradoxalement son père qui lui fait continuer ses études ne le laisse pas travailler : après dîner on se couche et on éteint la lumière à neuf heures. Il se découvre aussi intrus parmi ses camarades, il est mal fagoté, mal habillé. Il redouble le Cours Complémentaire.
Le redoublement (1936/1937) se passe bien ; l'année suivante (1937/1938) à 15 ans il est reçu au Certificat d'Études Complémentaires qui sanctionne les deux années après le Certificat d'Études. Il entre donc en troisième année (1938/1939) pour passer le Brevet Élémentaire d'Enseignement. Malgré sa nullité en maths et la note de 3 sur 40 qui n'est pas éliminatoire il obtient ce Brevet (à la session d'automne), il a 16 ans.

La guerre est déclarée ; son père, qui a pourtant fait la guerre de 14 et bien que chargé de famille (2 enfants) est mobilisé par erreur ; patriote, il part pour une deuxième guerre mondiale. Contremaître apprécié dans une compagnie électrique privée Franco-Suisse il fait embaucher son fils comme ouvrier tout en bas de l'échelle.

Chargé de famille à 16 ans et demi papa n'avait pas le choix mais ce qu'il ne sait pas, c'est que son diplôme lui permet d'être instituteur, ce qu'il souhaitait. Il l'apprendra à l'âge de 50 ans en discutant avec une voisine basque qui était devenue institutrice avec ce diplôme.

vendredi 26 septembre 2014

MARTYR (martyrs ou pas martyrs, les premiers Chrétiens)

Né dans une famille catholique pratiquante en 1950, le martyr fait partie de mon univers culturel. J'ai intégré que les premiers chrétiens ont été persécutés dans l'Empire Romain parce qu'ils refusaient de jurer fidélité à l'empereur. À Lyon, Blandine, notre martyre nationale a été attachée sur un taureau dans le cirque jusqu'à ce que mort s'ensuive.
(De nombreux tableaux, du XIXè siècle montrent des scènes de massacre de chrétiens lors de jeux du cirque.)

Vers la trentaine,  j'apprends que les premiers chrétiens loin d'éviter le martyre, le recherchaient, car ils imaginaient de ce fait aller directement au paradis, d'autant que pour eux la fin du monde étant très proche, ils n'auraient pas beaucoup à attendre. Il y eut ainsi une attitude morbide de recherche du martyre que certains contemporains chrétiens ont critiquée.

Voilà que dans ma soixantaine, je découvre qu'une historienne anglaise vient de publier un livre dans lequel elle défend la thèse que le martyre des chrétiens est un mythe, une légende qu'ils ont habilement répandue.
Au même moment je vois paraître en France un livre dont le titre a de quoi intriguer : Les chrétiens persécuteurs (encore que depuis quelque temps je me disais qu'il n'était pas possible que le renversement par lequel le christianisme est passé de religion persécutée à religion d'état ait pu se faire sans que les nouveaux titulaires du pouvoir en aient profité, comme toujours dans l'histoire.)

J'ai donc décidé de lire ces deux livres à commencer par le livre anglais, mais pour cela il va falloir que je le traduise ; je l'ai commandé, je l'attends.

(à suivre)

PS : on notera que le mot martyr, qui désigne la personne exécutée, au masculin ne prend pas d'"e" ; un martyr, une martyre.
Par contre le supplice lui-même est appelé martyre, mot masculin qui prend un "e" final. (Le martyre de Saint Sébastien)

vendredi 19 septembre 2014

LIVRE (idée de livre de cuisine) I

Il y a longtemps (dix ans peut-être) que j'ai eu cette idée d'un livre de cuisine, un livre qui serait destiné aux enfants, les miens, vous quoi. L'idée que j'ai, c'est un livre synthétique, où on accèderait à tout ce qu'on peut faire avec un produit, par exemple la tomate ou le lapin. Ce qu'on peut faire mais aussi et peut-être surtout ce dont on a l'expérience, ce qu'on a apprécié.

Comme j'ai plus d'idées que je ne peux en réaliser, et pour essayer d'échapper à l'accusation infamante de velléitaire,  je donne ici un exemple de ce que serait (peut-être sera) ce livre.

TOMATE

Entrées froides :
1- Gaspacho de marque Alvalle (à agrémenter d'une quenelle faite d'un mélange de fromage frais et de crème fraîche)
2- Salade de tomates à la mozzarelle (buffala) et au basilic ; avec une excellente huile d'olive
(penser aussi aux brochettes avec tomates cerises et billes de mozzarelle)
3-Tomate à la tomate : tomates évidées et remplies de tomate concassée, à la vinaigrette. (avec les variétés de tomates que l'on trouve aujourd'hui on peut jouer avec les couleurs)

Entrées chaudes :
4- Soupe à la tomate (ma grand-mère faisait elle même sa soupe à la tomate) ; on doit en trouver de bonnes en boîte.

Accompagnement :
5- Tomates frites de ma grand-mère : coupées en tranches et sautées à la poêle à l'huile d'olive avec persillade à l'ail. (c'est assez long ; les tenir chaudes au four)
6- Tomates provençale (ou "au four") coupées en 2, rissolées à la poêle, recouvertes de chapelure et persillade aillée, finies au four. (bien les commencer à la poêle et ne pas lésiner sur l'huile d'olive)
7- Basquaise : oignons, tomates et poivrons cuits en compotée.

Plat principal :
8- Tomates farcies, (servies avec du riz)

Une double page listerait les différentes possibilités, et en annexe on trouverait le détail et surtout les trucs techniques des recettes, sans oublier les conseils concernant la qualité des mets et des produits et où les trouver.




MOISSAC (ville du Tarn et Garonne)

Moissac est le lieu merveilleux de mon enfance. J'y ai appris à faire du vélo, à nager, à pécher ; c'est là que je suis tombé amoureux les premières fois ; j'y ai connu une liberté qu'on n'imaginerait pas aujourd'hui pour un gamin de douze ou treize ans ; jamais je n'aurais laissé faire à mes enfants ce que j'ai fait à Moissac.

Mes grands parents louaient à l'année un appartement de deux pièces, au deuxième étage d'une maison de briques rouges donnant sur le Tarn, à Moissac, lieu de naissance de mon grand-père. A l'époque mes parents n'avaient pas de voiture, on allait à Moissac en train (à vapeur) parfois seuls avec les grands-parents ; je me souviens de l'arrivée de la locomotive lorsqu'on allait attendre nos parents lorsqu'ils nous rejoignaient lorsque mon père était en congé.

Je me souviens de mes chasses au trésor dans la ville : je faisais toutes les rues systématiquement, à la recherche de boîtes d'allumettes (les petites boîtes étaient alors décorées de costumes régionaux et je les collectionnais) ou d'élastiques (de grands élastiques blonds qui servaient à tenir les chasselas et leur emballage décoratif dans les plateaux) ; j'ai aussi collectionné les emballages de chewing-gum Hollywood (avec mille emballages on pouvait gagner un tee shirt). Il ne m'en fallait pas plus pour être heureux.
Lorsque j'ai pu prendre le vélo de mon grand-père mon rayon d'action et ma vitesse de collecte ont été décuplés.

Il y a eu l'époque de la fabrication de planeurs avec le bois léger des cageots qu'on trouvait à tous les coins de rue dans cette région de producteurs de fruits.
J'ai été à la pèche à longueur de journées ; un temps j'ai eu un compagnon de pèche ; un été il n'était plus là, il s'était noyé dans un Tarn.

Petits, nous allions nous baigner dans le Tarn ; les hommes étaient à la pèche, ma mère et ma grand-mère nous emmenaient ; nous faisions huit cent mètres environ mais nous trouvions le trajet interminable ; nous marchions sur une petite route bordée d'immenses platanes ; aux deux tiers du parcours la route faisait une courbe et côté gauche il y avait un séchoir à tabac que nous appelions "la maison noire"; à la "maison noire" on savait qu'on n'était plus très loin.
Le soir quand on rentrait, on rencontrait parfois un troupeau de vaches qu'on ramenait à l'étable ; ma grand-mère avait peur des vaches, c'était drôle de la voir faire ; elle passait à toute vitesse, tête baissée.

jeudi 18 septembre 2014

GIRONDINS (montagnards et girondins sous la Révolution) ...

A soixante-cinq ans et avec un bac +5, je suis obligé de reconnaître que je ne sais pas à quoi correspond le parti des girondins ni par conséquent le parti des montagnards.
Le fait que je ne doive pas être le seul dans ce cas ne me console pas vraiment car je pense que je devrais le savoir. (en matière d'histoire de son pays que doit-on savoir et pourquoi ? il me semble que la connaissance du passé est utile pour le présent mais je ne crois pas que de ce point de vue on aille dans le bon sens ; dois-je le regretter si quelqu'un comme moi qui a fait des études supérieures en droit -incluant beaucoup d'histoire politique- se révèle si ignorant.)

Je peux tirer de mes souvenirs scolaires et des informations acquises ici ou là au fil du temps qu'il s'agit de deux partis de la jeune représentation nationale issue de la Révolution, deux groupes de députés aux conceptions opposées, dont l'un, les girondins je crois, sera éliminé par l'autre.

Je me demande sur quoi ils s'opposaient et si cette opposition a quelque chose à voir avec les oppositions partisanes de notre démocratie actuelle. Je me demande ce qu'ils représentaient sociologiquement et si leur échec a été plutôt bénéfique ou plutôt dommageable au pays.

Je vais aller chercher les réponses puis me demander ce qu'elles m'apportent.

mardi 16 septembre 2014

MARTINET (oiseau ressemblant à l'hirondelle)

Chaque fois, je suis attendri par le passage d'une escadrille de martinets, au ras des toits, semblant se poursuivre en grande et violente dispute avec des cris stridents qui me font rire.
C'est pour moi comme une madeleine de Proust ; j'ai dans l'oreille ces soudains passages des martinets dont les cris sont répercutés par la cour sur laquelle donnait la cuisine à Moissac.
J'ai aussi l'image familière des martinets volant silencieusement très haut dans le ciel.

Je sais reconnaître les martinets des hirondelles, plus petites ; je sais que contrairement à elles, ils ne se posent pas par terre car leur longues ailes ne leur permettraient pas de s'envoler à nouveau. Mais à part ça je ne sais rien sur cet oiseau à la fois rare et familier ; j'ai entendu qu'ils dormaient en volant mais cela ne me parait pas croyable ; j'ai donc cherché à savoir ce qu'il en était ; je n'ai pas été déçu.

Le martinet dort effectivement en volant, en groupe, en faisant de grands cercles au gré des courants aériens. Il effectue à l'aube et au crépuscule des ascensions à plus de 2500 mètres qui semblent avoir pour fonction de l'informer sur le temps qu'il va faire pour optimiser sa chasse d'insectes. Ainsi chassant le jour et volant pendant leur sommeil les jeunes martinets, qui ne sont pas aptes à se reproduire et n'ont donc pas à se poser pour nidifier, passent près de deux ans sans se poser !

C'est un des oiseaux les plus rapides avec une vitesse de 150km/h ; dans son vol il est d'une précision extraordinaire, capable de rejoindre son nid en passant par un trou de quelques centimètres sans réduire sa vitesse.

Le martinet est un des rares oiseaux qui apprennent à voler et à se nourrir sans l'aide des parents, qui de ce fait partent en migration avant que les petits soient autonomes. Au bord du nid, bien agrippés avec leurs serres, les petits s'entraînent au battement rapide des ailes ; cela peut durer plusieurs jours ; ils quittent le nid dès qu'ils se sentent prêts.

La prochaine fois que je verrai les martinets faire leur cinéma au ras des toits, entendant leurs cris avant de les voir déboucher à toute allure, je sais que je serai ému parce que j'en aurai appris un peu plus sur eux.