vendredi 26 septembre 2014

MARTYR (martyrs ou pas martyrs, les premiers Chrétiens)

Né dans une famille catholique pratiquante en 1950, le martyr fait partie de mon univers culturel. J'ai intégré que les premiers chrétiens ont été persécutés dans l'Empire Romain parce qu'ils refusaient de jurer fidélité à l'empereur. À Lyon, Blandine, notre martyre nationale a été attachée sur un taureau dans le cirque jusqu'à ce que mort s'ensuive.
(De nombreux tableaux, du XIXè siècle montrent des scènes de massacre de chrétiens lors de jeux du cirque.)

Vers la trentaine,  j'apprends que les premiers chrétiens loin d'éviter le martyre, le recherchaient, car ils imaginaient de ce fait aller directement au paradis, d'autant que pour eux la fin du monde étant très proche, ils n'auraient pas beaucoup à attendre. Il y eut ainsi une attitude morbide de recherche du martyre que certains contemporains chrétiens ont critiquée.

Voilà que dans ma soixantaine, je découvre qu'une historienne anglaise vient de publier un livre dans lequel elle défend la thèse que le martyre des chrétiens est un mythe, une légende qu'ils ont habilement répandue.
Au même moment je vois paraître en France un livre dont le titre a de quoi intriguer : Les chrétiens persécuteurs (encore que depuis quelque temps je me disais qu'il n'était pas possible que le renversement par lequel le christianisme est passé de religion persécutée à religion d'état ait pu se faire sans que les nouveaux titulaires du pouvoir en aient profité, comme toujours dans l'histoire.)

J'ai donc décidé de lire ces deux livres à commencer par le livre anglais, mais pour cela il va falloir que je le traduise ; je l'ai commandé, je l'attends.

(à suivre)

PS : on notera que le mot martyr, qui désigne la personne exécutée, au masculin ne prend pas d'"e" ; un martyr, une martyre.
Par contre le supplice lui-même est appelé martyre, mot masculin qui prend un "e" final. (Le martyre de Saint Sébastien)

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