Le sport, les jeux d'adresse font partie de mon identité. Quand j'étais jeune, je n'étais pas intellectuel, j'étais sportif.
J'ai commencé par le foot (minime, cadet), j'ai aussi fait du judo mais je n'étais pas fait pour ces sports physiques. Vers l'âge de 12 ans mon père m'a initié au jokari et à l'école j'ai découvert la pelote basque ; nous jouions avec une balle de tennis ; on organisait des tournois à la récréation, on ne pensait qu'à ça. Au pays basque où nous allons passer les vacances à partir de 1964 (j'ai 14 ans), je découvre la pala avec Joseph, un gamin du coin ; c'est le grand amour avec la pala ; le bonheur c'est d'être sur un fronton ; plus tard quand nous aurons acheté la maison de Mendionde, j'ai 20 ans, j'y rejouerai, parfois jusqu'à l'épuisement avec les adolescents du coin deux contre deux et on change d'équipier à chaque partie. Je me mets même à "la main nue"avec eux mais que c'est dur une balle de pelote ; c'est un très bon souvenir.
En même temps j'ai découvert le tennis ; toujours en terre battue à l'époque ; je n'oublierai jamais la sensation d'entrer sur un cours, de l'arroser et de jouer sur cette surface rouge. Je suis assez fait pour ça ; séparé de l'adversaire par un filet qui me protège de l'agression physique, je peux me servir de mon adresse et surtout je suis teigneux et je n'aime pas perdre.
Je ferai de la compétition mais en course à pied, en cross principalement, le sport où je suis le meilleur (en cadet, junior) ; je m'entraîne beaucoup ; je réussis sans souffrir ; si j'avais eu un entraîneur qui me pousse, qui m'apprenne à souffrir, j'aurais fait une bonne petite carrière régionale.
Au début de ma vie professionnelle à Lyon, j'étais logé en résidence étudiante ; là je me suis mis au ping-pong ; des stagiaires adultes du monde entier étaient également logés dans la résidence, je suis devenu balaise ; j'ai alors pu battre mon père qui jusque là m'avait tenu la dragée haute (il faut dire qu'après le travail il allait jouer au ping-pong dans les sous-sol de l'entreprise, il était bien entraîné. Je me souviens de ce moment où j'étais devenu plus fort que lui ; c'était à Mendionde, nous avions installé la table de ping-pong dans la salle de séjour, ça donnait.
Le sport ensuite ce sera le jogging ; des sorties de 45mn à une heure ; je suis bien ; ça me tient en forme ; à Cattenom on organise un "challenge du nombre" (une course où tout le monde est invité ; chacun fait ce qu'il peut) ; ce sera ma dernière heure de gloire sportive (j'ai 38 ans) ; après une interruption de toute activité sportive pendant plusieurs années, je reprends sérieusement l'entraînement et je finis 8ème une épreuve de 8 km avec des tronçons en côte. Je fais mon jogging dominical jusque dans les années 2000.
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