Il y a une manière de rédiger le philictionnaire qui m'apparaît à l'expérience. Aujourd'hui j'achète Le Monde des Livres et je vois qu'il y est question du Paradis qui part en eau de boudin (un roman) ; mais j'y lis aussi, d'un commentateur, qu'après tout l'enfer aussi pourrait partir en eau de boudin.
Et cela me donne à penser ; sans aller plus loin dans ma lecture je pose le journal et je prends ma plume.
Je me dis qu'un Paradis qui ne marche pas je peux bien l'imaginer ; ça serait comme sur terre quoi ; bien sûr on imagine toujours le paradis comme parfait, l'idéal en matière de félicité ; mais là où ça devient amusant c'est d'imaginer l'enfer qui part en quenouille. Qu'est ce que ça peut être un enfer qui part en quenouille ? un enfer où la souffrance ne serait pas assurée avec autant d'efficacité que prévu par exemple ; des damnés qui soudoieraient les démons pour obtenir un régime plus doux, au détriment des âmes les moins noires bien sûr ; mais au fond est ce que ça ne serait pas ça l'enfer parfait : le lieu où rien n'est assuré, où tout peut arriver où il se fait encore du mal ?
J'ai envie de réfléchir à ça et de penser à ce que seraient un Paradis bordélique et un Enfer bordélique. Le roman sur le Paradis en bordel, c'est L'ordinateur du Paradis de Benoit Duteurtre. Je ne crois pas qu'il existe un roman sur l'Enfer bordélique. (À suivre ?)
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